Publié le 28/07/2009 à 19:56 par medicinalsherbs
Ajuga reptans (Famille des Lamiaceae)
Anastatica hierochuntica (Famille des brassicaceae)
Angelica sylvestris (Famille des Umbelliferae)
Aquilegia vulgaris (Famille des Ranunculaceae)
Berberis vulgaris (Famille des Berberidaceae )
Calamintha officinalis (Famille des Lamiaceae)
Centaurium erythraea (famille des Gentianaceae)
Clematis vitalba (Ranunculaceae)
Cornus mas (Famille des Cornaceae)
Cyperus esculentus (Famille des Cyperaceae)
Dianthus carthusianorum (Famille des Caryophyllaceae)
Galega officinalis (Famille des Fabaceae)
Galeopsis tetrahit (Famille des Lamiaceae)
Galium aparine (Famille des Rubiaceae)
Hyssopus officinalis (Famille des Labiatae)
Imperatoria ostruthium ou Peucedanum ostruthium (Famille des Umbelliferae)
Isatis Tinctoria (famille des Crucifères ou Brassicaceae)
Lycopus europaeus (Famille des Lamiaceae )
Lysimachia vulgaris (Famille des Primulaceae)
Marrubium vulgare (Famille des Labiatae)
Melittis melissophyllum (Famille des Lamiaceae)
Ornithogalum umbellatum (Famille des Liliaceae ou Hyacinthaceae)
Polypodium vulgare (Famille des Polypodiaceae)
Prunella vulgaris ou Brunella vulgaris (Famille des Lamiaceae)
Sanicula europaea (Famille des Apiaceae)
Spiraea ulmaria (Famille Botanique des Rosaceae)
Tussilago farfara (Famille des Asteraceae)
Symphytum officinale (Famille des Boraginaceae)
Veratrum Album (famille des Liliaceae)
Xanthium macrocarpum (Famille des Asteraceae)
Publié le 28/07/2009 à 19:51 par medicinalsherbs
En France, la vente des plantes médicinales (inscrite à la pharmacopée), est réservée aux pharmaciens, à l’exception de 145 espèces libérées, dont la petite centaurée, vendue en l’état…
Synonymie : Erythraea centaurium, Centaurium umbellatum, Centaurium minus
« …était l’espèce principale du genre Centaurium minus de Tournefort, que Linnaeus a ensuite réuni au Gentiana, quoique sa corolle fut en entonnoir, et non en cloche, comme dans la gentiane. Des auteurs modernes l’ont rapporté de préférence au chironia ; mais MM. Richard et Michaux, observant que sa capsule est uniloculaire, en ont un genre distinct sous le nom d’ Erythraea, qui lui avait été donné anciennement par Reneaulme. Théophraste, longtemps auparavant, la nommait Centauris. D’autres noms tels que Limnaeum, Limnesion, Libadion, Fel terrae, lui ont été donnés successivement ; et, en lisant, divers commentateurs des anciens, on voit que souvent ils confondent dans leurs nomenclatures la grande centaurée avec la petite » Dictionnaire des sciences naturelles, 1817
♣ Etymologie :
« En grec Centaurium, et chironion, à cause du vieil Chiron Centaure, lequel a tout le premier trouvé ces deux herbes et les as montré à Esculapius comme dit Alpucie, ou comme les autres disent, pou ce qu’il fut par icelles guérit d’une plaie qu’il eut d’avoir laissé tomber une des flèches d’Hercule sur son pied » Dodoens
La légende rapporte que le centaure Chiron est né des amours de la nymphe Phylire et de Chronos métamorphosé en cheval pour échapper à la vigilance de sa femme Rhéa. C'est ce qui explique sa forme mi-homme mi-cheval. Il a de solides connaissances en botanique, en astronomie. Il connaît les vertus des plantes médicinales, la chirurgie et l'art de la chasse. Ces connaissances, il les tient de précepteurs divins : Apollon et Artémis. Il vivait dans une grotte du mont Pélion en Thessalie. Contrairement aux autres centaures, cruels et bagarreurs, c'est un être pacifique et cultivé.
Il a eu des élèves célèbres : Esculape, Nestor, Héraclès, Thésée, Ulysse, Castor et Pollux, Jason, et Achille dont il prend un soin tout particulier.
Lors de la guerrre entre les Centaures et Héraclès, il est atteint accidentellement par une flèche empoisonnée tirée par ce dernier. Comme Chiron était immortel, il aurait dû souffrir éternellement. Il demande à Zeus d'intervenir : le dieu lui permet de donner son immortalité à Prométhée. Le centaure peut alors mourir en paix.
♣ Noms vernaculaires :
Centaurelle, Centaurée
Chironde
Chironée
Erythrée
Febrifuga: citée au « Capitulaire de Villis » en l’an 795, nom sous lequel on a indiqué
deux plantes, la petite centaurée et la grande centaurée…
Fiel de terre (Fel terrae)
Gentianelle, Gentiane centaurée
Herbe au centaure
Herbe à chiron
Herbe à la fièvre
Herbe à mille-florins
Petite centaurée
Petite Gentiane
Quinquina d’Europe, Quinquina français
En anglais, Common Name(s): Centaury , minor centaury , lesser centaury , centaury herb , centaurri herba , common centaury , feverwort , filwort , bitter herb , red centaury , Christ's ladder , centaury gentian
♣ Classification botanique :
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Gentianales
Famille : Gentianaceae
Genre : Centaurium
♣ Description botanique :
Tournefort : « la petite Centaurée est un genre de plante, dont la fleur est un tuyau fermé dans le fond, ouvert dans le haut, évasé en entonnoir et découpé en plusieurs parties ; le calice est d’ordinaire fendu jusqu’à sa base en plusieurs pièces ; le pistil qui sort du fond de cette fleur, devient lorsqu’elle est passée un fruilt cylindrique ou ovale, qui s’ouvre en deux parties, et qui est partagé dans sa longueur en deux loges remplies de plusieurs semences assez menues »
Lamarck : « sa racine est menue, blanche, fibreuse ; elle pousse une ou plusieurs tiges hautes d’un pied environ, droites, anguleuses, glabres, branchues ou dichotomes dans leur partie supérieure ; ses feuilles sont très glabres, d’un vert un peu glauque, et marquées de trois nervures : les radicales sont ovales et couchées sur la terre, ou elles forment une rosette peu garnie ; celles de la tige sont ovales- lancéolées, opposées, sessiles, et un peu plus courtes que les entre- nœuds ; les fleurs sont purpurines ou de couleur rose, quelquefois blanches, viennent au sommet de la plante en bouquets ou en faisceaux corymbiformes ; elles ont un calice, étroit, pentagone, divisé profondément en cinq découpures linéaires- tubulés ; une corolle infundibuliforme, à tube grêle, un peu saillant hors du calice, et à limbe quinquefide, ouvert en étoile ; cinq étamines libres, saillantes hors du tube ; et un ovaire oblong, cylindrique, chargé d’un style simple, à stigmate en tête et à deux lobes »
Plante bisannuelle de 10- 60 cm ; hémicryptophyte
Floraison : juillet à octobre ; pollinisée par les insectes
Tige élancée, à section carrée, ramifiée au sommet, à rameaux dressés ;
Feuilles de base en rosette, obovales (larges de 8-20 mm), à 3-7 nervures ;
Les feuilles de la base de la tige oblongues, plus grandes que les caulinaires supérieures ;
Nombreuses fleurs roses, sessiles ou subsessiles, disposées en cyme bipare à aspect de corymbe ;
Lobes des pétales ovales (longs de 5-6 mm), plus courts que le tube de la corolle ;
Capsules plus courtes que le tube de la corolle ;
♣ Ecologie :
Espèce héliophile ;
Humus : mull carbonaté à mull mésotrophe ; sols riches en bases et éléments nutritifs ; Ph neutre à moyennement acide ;
Matériaux : limons (purs ou, mieux sableux) ;
Sols frais : espèce mésophile ;
Caractère indicateur : neutrocline à large amplitude
Friches, coupes forestières, lisières des bois, forêts ouvertes, chemins forestiers, pelouses un peu sèches
♣ Drogue :
Sommité fleurie
Herbe (partie aérienne) [en latin : centaurii herba]
Dodoens : « la racine n’a nul usage en médecine, mais les feuilles, fleurs, et jus d’icelle sont nécessaires »
Thielens : « on récolte les sommités fleuries (de juin à septembre) ; il faut les sécher promptement et les conserver à l’abri de la lumière afin de ne pas altérer la couleur et lui conserver ses propriétés »
Lieutaghi : « La dessiccation, sur claie, doit être rapide ; conservée avec soin en bocaux ou en sacs de papier hermétiques, la petite centaurée garde longtemps ses propriétés » Sa culture est délicate
♣ Principes actifs :
C. erythraea contains several iridoid constituents, responsible for the bitter characteristics of the plant. The bitter taste can be detected in dilutions of 1 part centaury:3500 parts water. 5 Gentiopicroside, one of the major iridoids, is present in approximately 2% concentration. 2 Gentiopicroside has been determined by high-pressure liquid chromatography in plants in the Czech and Slovak Republics. 9 This constituent also has been studied by other methods. 10 Centapicrin 11 and centauroside 12 are other bitter secoiridoid glucosides present. Another bitter principle, erythrocentaurin, is found in the plant and reddens with sunlight. 6 Other bitter components include erytaurin, 5swertiamarin, dihydrocornin, 13 , 14 amarogentin, amarogentrin, gentiopicrin, and gentioflavoside. 6 , 15 , 16 , 17 Centaury constituents are very similar to those of gentian, also containing gentiopicroside, amarogentin, swertiamarin, and others.
18 Alkaloids present in centaury include gentianine, 19 gentioflavin, 20 gentianin, 17 and gentianidine. 2 Alkaloids common to the family Gentianaceae have been reported.
21 Xanthones also have been found in centaury, including tetraoxygenated xanthones, 22eustomin, and demethyleustomin. 23 , 24 Other xanthones present include 1,6,8-trihydroxy-3,5,7-trimethoxyxanthone, 25 methylbellidifolin, methylswertianin, 26 and several others. 27 , 28 , 29 , 30 , 31 Xanthone biosynthesis studies report enzyme substances benzophenone synthase, 32 xanthone 6-hydroxylase, 33 and 3-hydroxybenzoate: coenzyme A ligase.
34 , 35 Phenolic acids present in centaury include protocatechuic, hydroxybenzoic, vanillic, syringic, beta-coumaric, ferulic, sinapic, caffeic, and palmantinic acids. 2 , 17Monohydroxy- and 2,5-dihydroxy terephthalic acids also have been identified in C. erythraea .
36 Triterpenoids found in centaury are alpha- and beta-amyrin, crataegolic and oleanic acids, erythrodiol, and sitosterol. 2 Other sterols present include beta-sitosterol, stigmasterol, campesterol, and brassicasterol.
8 Other components found in the plant include flavonoids, fatty acids, alkenes, waxes, resins, and essential oil. 2 , 17
Studies on the Constituents of Erythraea centaurium (LINNE) PERSOON. III. Isolation and Structure of Xanthones [in Japanese]
From the whole plant of Erythraea centaurium four xanthones (I-IV) were isolated. On the basis of chemical and spectral evidences, they were shown to be methylbellidifolin, methylswertianin, 1,8-dihydroxy-3,4,6-trimethoxyxanthone and 1,8-dihydroxy-2,3,4,6-tetramethoxyxanthone, respectively.
高木 修造TAKAGI SHUZO
武庫川女子大学薬学部Faculty of Pharmaceutical Sciences, Mukogawa Women's University
山木 正枝YAMAKI MASAE
武庫川女子大学薬学部Faculty of Pharmaceutical Sciences, Mukogawa Women's University
Studies on the constituents of Erythraea centaurium (Linné) Persoon. I. The structure of centapicrin, a new bitter secoiridoid glucoside [Article in Japanese]
Sakina K, Aota K.
Isolation and structural elucidation of 5-formyl-2,3-dihydroisocoumarin from Centaurium erythraea aerial parts
Valentão P, Andradea PB, Silva AM, Moreira MM, Seabra RM.
CEQUP/Lab. Farmacognosia, Faculdade de Farmácia, Universidade do Porto, R. Anibal Cunha, 4050-047 Porto, Portugal.
An isocoumarin was isolated from the aerial parts of Centauriwn erythraea Rafn. (Gentianaceae). Its structure was established by spectroscopic means as 5-formyl-2,3-dihydroisocoumarin.
Chemical composition and biological properties of Erythraea centaurium Rafn [Article in Italian]
Aquino R, Behar I, Garzarella P, Dini A, Pizza C.
The steroidic fraction from the ethereal extract of the aereal parts of Erythraea centaurium Rafn. has showed the presence of the following sterols: beta-sitosterol, stigmasterol, campesterol, brassicasterol and delta 7 stigmastenol, isolated by H.P.L.C. and identified by G.L.C., 1H-N.M.R. and MS. Then the free amino-acids from the aqueous extract of E. centaurium were determined.
Methoxylated xanthones in the quality control of small centaury (Centaurium erythraea) flowering tops
Valentão P, Andrade PB, Silva E, Vicente A, Santos H, Bastos ML, Seabra RM.CEQUP/Serviço de Farmacognosia, Faculdade de Farmácia, Universidade do Porto, R. Aníbal Cunha, 4050-047 Porto, Portugal.
In the course of a phytochemical study of the bitter tonic plant, small centaury (Centaurium erythraea), six methoxylated xanthones (1,5-hydroxy-3-methoxyxanthone, 1-hydroxy-3,5,6-trimethoxyxanthone, 1-hydroxy-3,5,6,7-tetramethoxyxanthone, 1-hydroxy-3,5,6,7,8-pentamethoxyxanthone, 1-hydroxy-3,7,8-trimethoxyxanthone and 1,8-dihydroxy-3,5,6,7-tetramethoxyxanthone) were isolated and identified by spectroscopic means (nuclear magnetic resonance, mass spectroscopy, and UV). Subsequently, a high-performance liquid chromatography/diode array detection method was developed for the determination of these and other methoxylated xanthones occurring in the chloroform extract of small centaury aerial parts. The methodology developed was applied to twelve samples, and in all of them, nine xanthones were identified and quantified. This methodology can be considered complimentary to the one proposed by the European Pharmacopoeia.
♣ Propriétés pharmacologiques :
Tonique général (connu pour son efficacité dans l’atonie des organes)
Fébrifuge (comparable au Quinquina) : délaissé par les modernes
Tonique amère de tout l'appareil digestif
(Son intérêt réside surtout dans ses principes amers, qui lui confèrent la propriété de stimuler les sécrétions du foie et de l'estomac).
Apéritive
Carminative
Eupeptique, Digestive, stomachique
Décongestionnante du foie, cholérétique, cholagogue
Stimulant du pancréas
Vermifuge
Anti- goutteuse
Dépurative (dermatoses, eczéma)
Usage externe : Vulnéraire, Détersive, cicatrisante
Algerian pharmacopeia. 2 plants with antipyretic properties: Ptychotis ammoides and Erythrea centaurium
Lacroix R, Merad MR, Lacroix J, Abtroun N, Schoebel MF.
Hepatoprotective activity of Centaurium erythraea on acetaminophen-induced hepatotoxicity in rats
Mohamad Mroueh 1 *, Yolande Saab 1, Raed Rizkallah
1School of Pharmacy, Lebanese American University, Byblos, Lebanon
2School of Arts and Sciences, Biology Department, Lebanese American University, Byblos, Lebanon
The methanol extract of the leaves of Centaurium erythraea L. (Gentianaceae) was evaluated for hepatoprotective activity against acetaminophen-induced liver toxicity in rats. An oral dose of 300 mg/kg/day for 6 days or a single dose of 900 mg/kg for 1 day exhibited a significant protective effect by lowering serum glutamate oxaloacetate transaminase (SGOT), glutamate pyruvate transaminase (SGPT) and lactate dehydrogenase (LDH). The activity of the extract was supported by histopathological examination of liver sections.
Bioactivity of secoiridoid glycosides from Centaurium erythraea
Kumarasamy Y, Nahar L, Cox PJ, Jaspars M, Sarker SD.
Phytopharmaceutical Research Laboratory, School of Pharmacy, The Robert Gordon University, Schoolhill, Aberdeen, UK.
As part of our on-going search for bioactive compounds from Scottish plants, two secoiridoid glycosides, swertiamarin and sweroside, have been isolated from the aerial parts of Centaurium erythraea Rafn (Family: Gentianaceae) by reversed-phase preparative HPLC coupled with a photo-diode-array detector. The structures of these compounds were elucidated unambiguously by UV, FABMS and extensive 1D and 2D NMR spectroscopic analyses and also by comparing experimental data with literature data. Antibacterial, free radical scavenging activities and general toxicity of these glycosides have been assessed. Both compounds inhibited the growth of Bacillus cereus, Bacillus subtilis, Citrobacter freundii and Escherichia coli. While swertiamarin was also active against Proteus mirabilis and Serratia marcescens, sweroside inhibited the growth of Staphylococcus epidermidis. Swertiamarin and sweroside exhibited significant general toxicity in brine shrimp lethality bioassay and the LD50 values were 8.0 microg/ml and 34 microg/ml, respectively, whereas that of the positive control podophyllotoxin, a well known cytotoxic lignan, was 2.79 microg/ml. Chemotaxonomic implications of these compounds in the family Gentianaceae have also been discussed briefly.
Bioactivity of gentiopicroside from the aerial parts of Centaurium erythraea
Kumarasamy Y, Nahar L, Sarker SD.
Phytopharmaceutical Research Laboratory, School of Pharmacy, The Robert Gordon University, Schoolhill, Aberdeen, Scotland AB10 1FR, UK.
Gentiopicroside (1), a secoiridoid glycoside isolated from the methanol extract of the aerial parts of Centaurium erythraea, has been assessed for antibacterial and free radical scavenging activities. General toxicity of 1 has also been determined by brine shrimp lethality bioassay.
Polymethoxylated xanthones from the herb of Centaurium erythraea with strong antimutagenic properties in Salmonella typhimurium
Schimmer O, Mauthner H.
Institut für Botanik und Pharmazeutische Biologie der Universität Erlangen-Nürnberg, Germany.
Two methoxylated xanthone derivatives, eustomin and demethyleustomin, were isolated from the aerial parts of Centaurium erythraea Rafn. Both compounds were identified by spectral analysis. They showed strong antimutagenic properties in Salmonella typhimurium strains TA98, TA100, and TA102, when tested against 2-nitrofluorene, 2-aminoanthracene, ethyl methanesulfonate, and nalidixic acid. The bioantimutagenic character of the compounds was supported by the strong effects shown in post-treatment experiments as well as by results obtained with rec A- mutants of E. coli and Bacillus subtilis. From this it follows that the xanthone derivatives probably interfere mainly with the process of post-replication repair.
Antioxidant Activity of Centaurium erythraea Infusion Evidenced by Its Superoxide Radical Scavenging and Xanthine Oxidase Inhibitory Activity
P. Valentão,† E. Fernandes,‡§ F. Carvalho,‡ P. B. Andrade,† R. M. Seabra,*† and M. L. Bastos‡
CEQUP/Servio de Farmacognosia and CEQUP/Servio de Toxicologia, Faculdade de Farmcia, Universidade do Porto, R. Anbal Cunha 164, 4050-047 Porto, Portugal
Centaurium erythraea Rafin. (Gentianaceae) has long been used in traditional medicine. This plant contains considerable amounts of polyphenolic compounds, namely, xanthones and phenolic acids as the main constituents. Because phenolic groups exhibit activity as radical scavengers and/or metal chelators, this study evaluated the superoxide radical scavenging properties of a lyophilized infusion obtained from C. erythraea flowering tops. Superoxide radical scavenging activity was assayed using enzymatic (xanthine/xanthine oxidase) and nonenzymatic (NADH/phenazine methosulfate) superoxide generating systems. This study provided evidence that C. erythraea exhibits interesting antioxidant properties, expressed either by the capacity to scavenge superoxide radical or to noncompetitively inhibit xanthine oxidase. The main phenolic compounds present in this extract were several esters of hydroxycinnamic acids, namely, p-coumaric, ferulic, and sinapic acids.
Hydroxyl radical and hypochlorous acid scavenging activity of small centaury (Centaurium erythraea) infusion. A comparative study with green tea (Camellia sinensis
Valentão P, Fernandes E, Carvalho F, Andrade PB, Seabra RM, Bastos ML.
CEQUP/Serviço de Farmacognosia, Faculdade de Farmácia, Universidade do Porto, Porto, Portugal.
Small centaury (Centaurium erythraea Rafin.) is a herbal species with a long use in traditional medicine due to its digestive, stomachic, tonic, depurative, sedative and antipyretic properties. This species is reported to contain considerable amounts of polyphenolic compounds, namely xanthones and phenolic acids as the main constituents. Although the antiradicalar activity of some pure polyphenolic compounds is already known, it remains unclear how a complex mixture obtained from plant extracts functions against reactive oxygen species. Thus, the ability of small centaury infusion to act as a scavenger of the reactive oxygen species hydroxyl radical and hypochlorous acid was studied and compared with that of green tea (Camellia sinensis L.). Hydroxyl radical was generated in the presence of Fe3+-EDTA, ascorbate and H2O2 (Fenton system) and monitored by evaluating hydroxyl radical-induced deoxyribose degradation. The reactivity towards hypochlorous acid was determined by measuring the inhibition of hypochlorous acid-induced 5-thio-2-nitrobenzoic acid oxidation to 5,5'-dithiobis(2-nitrobenzoic acid). The obtained results demonstrate that small centaury infusion exhibits interesting antioxidant properties, expressed both by its capacity to effectively scavenge hydroxyl radical and hypochlorous acid, although with a lower activity against the second than that observed for green tea. Green tea exhibited a dual effect at the hydroxyl radical scavenging assay, stimulating deoxyribose degradation at lower dosages.
Antioxidant, alpha-amylase inhibitory and brine-shrimp toxicity studies on Centaurea centaurium L. methanolic root extract
Conforti F, Menichini F, Loizzo MR, Statti AG, Rapisarda A, Menichini F, Houghton PJ.
Department of Pharmaceutical Science, University of Calabria, Rende, CS, Italy.
Free radical scavenging activity of the methanolic extract of the roots of Centaurea centaurium L. (Asteraceae) and its phenolic, non-polar and water fractions was measured using the 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl (DPPH) assay. The phenolic fraction showed high radical-scavenging activity with DPPH (IC(50) of 57 microg mL(-1)) and potent antioxidant properties both on lipid peroxidation and beta-carotene bleaching (IC(50) of 195 and 5 microg mL(-1), respectively). The n-hexane fraction of the extract showed the highest inhibitory activity against alpha-amylase with an IC(50) of 158 microg mL(-1). In this fraction, the most abundant constituents were the fatty acids: 11,14-eicosadienoic acid methyl ester, 9-octadecenoic acid methyl ester and 9-octadecenoic acid. Various terpenes, e.g. cypirene, alpha-zingiberene, beta-farnesene, beta-santalene, beta-bisabolene, beta-himachalene and azulene were also present. The LC(50) against the brine shrimp nauplii for the methanolic extract was found to be 44.05 microg mL(-1), whilst LC(50) values for the polyphenolic, lipophilic and water fractions were found to be 157.44, 25.98 and 152.81 microg mL(-1), respectively.
In vitro inhibitory activities of plants used in Lebanon traditional medicine against angiotensin converting enzyme (ACE) and digestive enzymes related to diabetes
Loizzo MR, Saab AM, Tundis R, Menichini F, Bonesi M, Piccolo V, Statti GA, de Cindio B, Houghton PJ, Menichini F.
Faculty of Pharmacy, Nutrition and Health Sciences, Department of Pharmaceutical Sciences, University of Calabria, I-87036 Rende (CS), Italy.
In recent years the use of medicinal plants has been growing worldwide and this is particularly true in Lebanon. In the present investigation we report the inhibitory activity against digestive enzymes related to diabetes and angiotensin converting enzyme (ACE) of extracts of nine plant species collected in Lebanon, where they have a traditional use against diabetes. MATERIALS AND METHODS: In order to evaluate if the extraction procedure could influence the activity we decided to perform different extractions with methanol, n-hexane and chloroform of Calamintha origanifolia, Satureja thymbra, Prangos asperula, Sideritis perfoliata, Asperula glomerata, Hyssopus officinalis, Erythraea centaurium, Marrubium radiatum and Salvia acetabulosa and test each of them. RESULTS AND CONCLUSIONS: Marrubium radiatum and Salvia acetabulosa methanol extracts exerted the highest activity against alpha-amylase (IC(50) 61.1 and 91.2 microg/ml, respectively) and alpha-glucosidase (IC(50) 68.8 and 76.9 microg/ml, respectively). The same extracts exhibited a strong inhibitory activity against ACE with IC(50) of 72.7 and 52.7 microg/ml, respectively. The results support the traditional use of some the species examined.
Effects of the Brazilian phytopharmaceutical product Ierobina on lipid metabolism and intestinal tonus
Botion LM, Ferreira AV, Côrtes SF, Lemos VS, Braga FC.
Departamento de Fisiologia e Biofisica, Instituto de Ciências Biológicas, Universidade Federal de Minas Gerais, Belo Horizonte, Brazil.
Ierobina is a Brazilian phytopharmaceutical product indicated for the treatment of dyspepsia. It contains the hydroethanolic extracts of Solanum paniculatum L. (Solanaceae), Remijia ferruginea D.C. (Rubiaceae), Jacaranda caroba D.C. (Bignoniaceae) and Erythraea centaurium (L.) Borkh. (Gentianaceae), species traditionally used to treat gastrointestinal disorders. The effect of Ierobina on the digestive system was investigated in rats fed with normal or high-fat (HF) diets, at doses of 2.16, 4.32 and 8.64 mg/kg. The product did not affect the plasmatic levels of glucose, total cholesterol and HDL-cholesterol in the evaluated doses, whereas the triacylglycerol (TAG) concentration showed a dose-dependent increase in HF-fed animals. TAG-rich lipoprotein uptake, estimated by measuring total lipoprotein lipase activity in epididymal adipose tissue, was accompanied by TAG increase in HF-fed rats, after Ierobina administration. The product also induced a concentration-dependent relaxant effect on spontaneous ileum contractions and on the rat ileum pre-contracted with carbachol. Together, these results support the indication of Ierobina as an anti-dyspeptic agent.
Experimental diuretic effects of Rosmarinus officinalis and Centaurium erythraea
Haloui M, Louedec L, Michel JB, Lyoussi B.
Department of Biology, UFR Physiology-Pharmacology, Laboratory of Physiology, Faculty of Sciences, University Sidi Mohamed Ben Abdellah, BP 1796, 30000, Fez, Morocco.
Herbal remedies are widely used in Moroccan pharmacopoeia. We assessed the diuretic effect of two medicinal plants: Rosmarinus officinalis L., Labiatae, and Centaurium erythraea L., Gentianaceae, both reputed for the treatment of urinary ailments. To determine the action of these herbs on urinary volume (UV) and the excretion of sodium (U(Na)V), potassium (U(K)V), and chloride (U(Cl)V), the aqueous extracts of both plants were administered daily to Wistar rats for 1 week. The concentration of electrolytes and urea in plasma and creatinine clearance were also investigated. Daily oral administration of the aqueous extracts of R. officinalis and C. erythraea at the dose of 10 ml/kg of 8 or 16% extract in distilled water significantly enhanced diuresis in rats compared to the control group from the fifth day of treatment. For R. officinalis at the dose of 8% the peak of urinary excretion of sodium, potassium and chloride was reached after 6 days of treatment (P
♣ Indications thérapeutiques:
Dodoens (1557) :
« Bouillie en eau ou vin, purge par bas les humeurs bilieuses, et phlegmatiques, et grosses, par quoi elle profite à ceux qui sont travaillés de sciatique, s’ils sont purgés par icelle jusqu’au sang »
« Elle est fort bonne contre oppilations de foie, contre la jaunisse, et contre duresses de ratelle »
« La décoction bue, tue les vers et les pousse hors par bas ; elle est aussi très utile contre convulsions et spasmes, et toutes maladies des nerfs »
« Le jus d’icelle pris ou appliqué par bas en pessaire, réveille le flux menstruel, et jette hors l’enfant mort »
« Le même avec miel éclaircit la vue, et ôte tous brouillas, si on le distille dedans les yeux et est utilement mêlé en tous collyres à ce propres »
« Verte, pilée, et appliquée, consolide et guérit plaies fraîches, et referme vieux ulcères malins, et difficiles à curer »
« Icelle séchée et pulvérisée se mêle utilement avec onguents, emplâtres, poudres, ou semblables médecines qui remplissent de chair les fistules et ulcères caverneux, et qui amolissent duresses »
Lemery (1694) :
« elle est vulnéraire, détersive, dessiccative, apéritive, propre pour le scorbut, pour les fièvres intermittentes, pour les vers, pour la rage, pour la rétention des menstrües, pour la goutte sciatique, pour la jaunisse »
Chomel (1782):
« …on emploie ses feuilles et ses fleurs, mais principalement les bouquets de fleurs, qu’on donne en infusion, en poudre, en extrait et en conserve, pour guérir les fièvres intermittentes. La dose des fleurs en poudre est d’un gros, et en infusion d’une bonne pincée dans un verre de vin blanc.
Palmarius ordonne, comme un spécifique dans les maladies contagieuses, un gros des sommités cueillie entre fleur et graine, infusé dans le vin ou l’eau de chardon- béni à six onces ; c’est un sudorifique modéré. Elle est aussi propre à emporter les obstructions des viscères, faire couler la bile par le ventre, guérir la jaunisse, désopiler le foie, pousser les ordinaires, fortifier l’estomac, et faire mourir les vers. Outre ces propriétés, elle est encore vulnéraire, détersive, et apéritive, et on y trouve quantité de ses fleurs mêlées dans le Faltrank…
Quelque réputation que se soit acquise le Quinquina dans la guérison des fièvres, il n’a pas détruit celle de la petite centaurée, et on en mêle souvent une poignée avec une once de quinquina qu’on fait infuser dans une pinte de vin blanc pendant vingt- quatre heures, pour en faire prendre ensuite deux, , trois, et même quatre prises par jour de quatre en quatre heures, et de la nourriture dans les intervalles. Cette préparation emporte souvent des fièvres que le Quinquina n’avait pu guérir.
L’extrait et la conserve de petite centaurée se donne depuis deux gros jusqu’à demi- once dans les opiats fébrifuges, apéritifs et mésentériques… »
1766 « elle sèche les plaies et les déterge »
Lamarck (1786): « les obstructions des viscères du bas- ventre, la jaunisse, les pâles couleurs… »
Bossu (1854) : « Considérée surtout comme l’un des meilleurs succédanés du Quinquina dans le traitement des fièvres intermittentes ; Nous croyons qu’on a beaucoup exagéré ses propriétés fébrifuges ; pourtant il est certain que si elle ne peut remplacer l’écorce du Pérou dans les fièvres intermittentes graves, à type pernicieux, elle peut rendre de grands services dans la pratique rurale, soit pour prévenir les accès de fièvre simple, soit pour les faire cesser, ou pour les tenir éloignés lorsqu’on s’en est débarrassé par un autre fébrifuge, tel que le sulfate de quinine ; soit enfin pour fortifier les convalescents et dissiper les engorgements dus à l’influence paludéenne et aux accès pyrétiques »
Thielens (1862) : « cette plantes est un amer très estimé contre la chlorose, les fièvres et le rhumatisme »
Usage interne
Faiblesse générale, anémie, Convalescences, asthénie, anorexie, surmenage, pâleur du visage…
Affections fébriles, fièvres intermittentes, accès de paludisme…
Achylie (absence de sécrétion d’un suc digestif)
Atonie intestinale avec constipation ou Diarrhées rebelles
Ballonnements nerveux
Congestion et insuffisance hépatique (avec constipation)
Crampes gastriques
Digestions difficiles
Dyspepsie chronique
Dyspepsie douloureuse (flatulences)
Gastralgie des Goutteux
Hyperacidité
Inappétence, manque d’appétit
Manifestations cutanées de la dyspepsie (urticaire)
Maux d’estomac
Paresse digestive
Vomissements
Affections scrofuleuses
Dermatoses eczématiformes
Parasites intestinaux
Usage externe
Plaies atones
Ulcères atoniques, scrofuleux, variqueux et scorbutiques, Hémorroïdes
Chute des cheveux, Poux
Eclaircir la teinte des cheveux
♣ Posologie :
Les cures ne doivent pas dépasser une dizaine de jours
La plantes est contre- indiquée en cas d’inflammation des voies digestives
Ne pas dépasser les doses prescrites : de fortes doses provoquent l'apparition de vomissements et autres troubles digestifs, comme irritantes pour le tube digestif (gastro - intestinal)
Les nerveux et les pléthoriques ne supportent pas toujours la petite centaurée
Usage interne
En infusion (goût très amer) 4 c. à c. par litre d'eau ; aromatiser avec une plante à saveur douce ; une tasse avant les principaux repas (digestion lente, inappétence) ; une tasse matin (à jeun) et soir : cholagogue
Poudre : 2 à 10g/jour
Teinture : 2 à 5g/ jour
Suc frais : 30 à 100g/ jour
Extrait aqueux : 0,50 à 1g/ jour en pilules
Nébulisat 200 mg/gélule, 2 fois/jour;
Vin de Centaurée (contre l’anémie, la chlorose, les convalescences traînantes) : 60 g de plante dans un litre de vin blanc avec 10 à 15 baies de genièvre, faire macérer 8 jours, filtrer, sucrer au miel suivant le goût, un verre à bordeaux avant les repas.
Sirop : 10g de plante dans 300g d’eau et 500g de sucre ; à prendre entre les repas
Eau fébrifuge de Moyse Charas:
Prenez des racines et des feuilles de fenouil, des feuilles d’absinthe, de sauge, de rue, d’armoise et de romarin, ou de ses fleurs, et des sommités de petite centaurée, de chacun deux poignées : faîtes macérer ces simples pendant trois jours en quatre livres de vin blanc, pour en faire ensuite la distillation selon les règles de l’art.
On estime beaucoup cette eau contre les fièvres d’accès, et surtout contre la quarte, la donnant au commencement de l’accès depuis une jusqu’à quatre onces.
Infusé- apéritif du Dr Leclerc:
Racine de Gentiane 8g
Petite centaurée 12g
Trèfle d’eau : 12g
Eau bouillante 500g
Laisser infuser 12 heures ; passer ; une tasse avant chacun des deux repas
Pierre Lieutaghi : « on la joindra utilement à l’Absinthe et au Menyanthe (5g des trois) pour la préparation d’un vin amer, digestif et tonique très utile dans les mêmes affections »
Marie- Antoinette Mulot : « La centaurée, la reine des prés, l’écorce de bouleau qui sont par excellence des stomachiques, doivent entrer dans la composition de toutes décoctions composées ; il a été démontré que cette façon de prescrire rend la décoction plus digeste »
En association avec l’anis vert, la camomille, le fenouil et la menthe poivrée (convalescences, asthénie)
Thériaque en 56 ingrédients
Racine d'acore (antiseptique, tonique) 30g
Racine de gingembre (stimulant, stomachique) 60g
Racine d'iris (émétique) 60g
Racine de quintefeuille (astringent) 30g
Racine de rhapontic (purgatif) 30g
Racine de valériane (antispasmodique) 30g
Racine de meum (stimulant, diurétique) 20g
Racine de gentiane (stomachique, fébrifuge) 20g
Racine d'aristoloche clématite (antirhumatismal, contre la goutte) 10g
Racine de cabaret (purgatif, émétique) 10g
Bois d'aloès (purgatif, emménagogue) 10g
Schoenanthe (contre les ulcères) 10g
Ecorce de cannelle (excitant, stimulant, antispasmodique) 100g
Ecorce de citron (antiseptique, astringent) 60g
Scille sèche (tonicardique, diurétique) 60g
Sommités de scordium (amer, tonique) 60g
Sommitésde marrube (fébrifuge) 30g
Sommités de calament (stomachique, tonique) 30g
Sommités de chamoedrys (excitant amer et tonique) 20g
Sommités de chamoepitys (contre les piqûres de scorpion) 20g
Sommités de pouliot (excitant nervin) 30g
Dictame de Crète (excitant, emménagogue) 30g
Feuilles de laurier (fébrifuge) 30g
Centaurée (tonique, stomachique, fébrifuge) 10g
Hypéricum (vulnéraire hémoptysique, anti-asthmatique, anti-hystérique) 20g
Stoechas (stimulant) 30g
Roses rouges (astringent) 60g
Safran (excitant, stomachique, emménagogue) 40g
Semin. d'ammi (carminatif, diurétique) 20g
Semin. d'anis (carminatif) 20g
Semin. de fenouil (carminatif, diurétique) 20g
Semin. de Daucus de Crète (excitant, diurétique) 20g
Semin. de Séseli (excitant) 20g
Semin. de persil (carminatif, emménagogue) 30g
Cardamome minor (stomachique, stimulant) 80g
Poivre noir (aphrodisiaque, échauffant) 60gPoivre long (aphrodisiaque, échauffant) 120g
Sem. d'ers (résolutif) 200g
Semin. de navet sauvage (pectoral, résolutif) 60g
Agaric blanc (purgatif drastique, antisudoral) 60g
Castoreum(contenu d'une poche glandulaire du Castor Fiber (stimulant, anti-hystérique, antispasmodique) 10g
Opium de Smyrne (sédatif, narcotique, antidhiarréïque) 120g
Suc de réglisse (digestif, diurétique) 60g
Suc de cachou (emménagogue, hémostatique, astringent intestinal) 40gGomme arabique (pectoral, adoucissant) 20g
Galbanum (stimulant, antispasmodique) 30g
Myrrhe (gomme résine: antispasmodique, emménagogue) 10g
Oliban (antirhumatismal) 30g
Benjoin en larmes (excitant, balsamique) 20g
Opoponax (antispasmodique, expectorant) 10g
Bitume de Judée (sédatif, stimulant du système nerveux) 10g
Terre sigillée (hémostatique, astringent) 20g
Sulfate de fer desséché (astringent) 20g
Térébenthine de Chio (augmente les sécrétions) 50g
Miel blanc (laxatif, émollient, rafraîchissant) 3500g
Vin de Grenache à 16° d'alcool 250g
Tous ces ingrédients, exceptés les trois derniers, servent à réaliser une poudre fine appelée poudre thériacale. La térébenthine réchauffée est enrichie de cette poudre et délayée avec le miel fondu par la chaleur. On ajoute peu à peu le reste de la poudre à ce mélange et une quantité suffisante de vin de Grenache pour obtenir la consistance d'une pâte molle. Cette préparation se conserve ainsi plusieurs mois et à tendance à se dessécher. Pour obtenir à nouveau la consistance idéale, il suffit de broyer la préparation et de lui adjoindre du vin...(d'après A l'ombre d'Avicenne, La médecine au temps des califes, Institut du Monde Arabe, Paris, 1996-1997)
Vermouth de Turin
(Doses pour I hectolitre)
Grande absinthe 125 gr.
Gentiane 60 gr.
Racine d'angélique 60 gr.
Chardon bénit 125 gr.
Calamus aromaticus 125 gr.
Aunée 125 gr.
Petite centaurée 125 gr.
Germandrée 125 gr.
Cannelle de Chine 100 gr.
Muscade 15 gr.
Oranges fraîches coupées par tranches 6 gr.
Vin blanc de Picpoul doux 95 l
Alcool à 85° 5 1.
Faire infuser pendant cinq jours, soutirer et coller à la colle de poisson; soutirer de nouveau après huit jours de repos et coller à nouveau, avant de mettre le vermouth en bouteille.
Autre vermouth italien (Recette d'Ollivero)
Coriandre 500 gr.
Ecorces d'oranges amères
250 gr.
Iris en poudre 250 gr.
Fleurs de sureau 200 gr.
Quinquina rouge 150 gr.
Acore vraie 150 gr.
Grande absinthe 125 gr.
Chardon bénit 125 gr.
Racines d'aunée 125 gr.
Petite centaurée 125 gr.
Chamoedrys 125 gr.
Cannelle de Chine 100 gr.
Racines d'angélique 60 gr.
Muscades 50 gr.
Galanga 50 gr.
Girofle 50 gr.
Cassis 300 l.
Vin blanc de Picardan 100 l.
Faire infuser pendant cinq ou six jours, soutirer, coller à la colle de poisson et laisser reposer pendant quinze jours. Pour avoir un vermouth de première qualité, ajouter 2 litres d'infusion de coques d'amandes amères torréfiées et 3 litres de bon cognac.
Vermouth de bonne qualité
(Doses pour 230 litres)
Absinthe mondée 500 gr.
Petite absinthe 500 gr.
Quinquina rouge 500 gr.
Iris de Florence 400 gr.
Véronique 500 gr.
Pulmonaire 500 gr.
Chardon bénit 500 gr.
Fleurs de sureau 500 gr.
Rhubarbe 60 gr.
Zestes d'oranges douces
500 gr.
Ecorces de curaçao 125 gr.
Noyaux de pêches 500 gr.
Origan 250 gr.
Semen-contra 50 gr.
Petite centaurée 125 gr.
Germandrée 125 gr.
Cognac à 40° 16 l
Sucre blanc (fondu dans le vin) 6 kg
Laisser infuser deux mois, en agitant tous les quinze jours, soutirer, coller; mettre le vermouth en fût ou en bouteilles. Employer de préférence le vin de Picardan.
Usage externe
Suc frais mêlé à du miel
Décoction 60 à 100 g pour un litre (deux poignées) en lotions ou lavements (compresses) pour les plaies atones, ulcères variqueux
Décoction 30 à 50g de plante séchée pour un litre d’eau ; laisser bouillir 2 à 3 minutes ; 1 ou 2 frictions par jour (chute des cheveux, poux)
Cataplasmes de feuilles et fleurs fraîches sur les plaies et les ulcères
Faltrank ou Vulnéraire de Suisse
« Dans le commerce, on donne ce nom à un mélange des principales herbes vulnéraires qu’on a récoltées fleuries et dans leur plus grande vigueur, sur les montagnes de la Suisse et de l’Auvergne…ces herbes vulnéraires sont ordinairement les feuilles et les fleurs de Sanicle, Bugle, Pervenche, Véronique, Pyrole, Pied de Chat, Pied de Lion, Langue de Cerf, Capillaire, Armoise, Pulmonaire, Brunelle, Bétoine, Verveine, Scrofulaire, Aigremoine, Petite Centaurée, Menthe, Piloselle, et plusieurs autres plantes…Les compositions de ce Faltrank sont assez arbitraires et, on y mêle des plantes, dont les vertus sont très différentes… » Valmont de Bomare (1768)
♣ Médicaments AMM à base de petite centaurée:
DIATISAN* - Laboratoires LEHNING
Traditionnellement utilisée pour stimuler l'appétit
20 sachets-doses papier de 1,5 g
Composition pour 1 sachet-dose :
0,30 g petite centaurée et, houblon, genièvre, orange amère, gentiane, menthe poivrée
1 boite carton de 100 g
Composition pour 100 g de mélange :
20g petite centaurée et, houblon, genièvre, orange amère, gentiane, menthe poivrée
TISANE HEPATIQUE DE HOERDT* - Laboratoires WIEGER
Traditionnellement utilisée pour favoriser la production de bile par le foie et sa sécrétion dans l'intestin
24 sachets-doses papier de 2 g
Composition pour un sachet-dose de 2 g :
0,38 g petite centaurée et, absinthe, achillée millefeuille, aigremoine, boldo, chiendent, ményanthe, sauge
♣ Autres utilisations:
Selon Gaston Bonnier, la décoction de petite centaurée teint la laine en jaune verdâtre, en jaune citron avec addition d’Alun et en brun verdâtre avec du sulfate de fer
♣ Sources bibliographiques:
http://afssaps-prd.afssaps.fr/php/ecodex/index.php
http://corumcle.edres74.ac-grenoble.fr/potter/chiron.htm
http://www.creapharma.ch/centauree.htm
http://www.drugs.com/npp/centaury.html
http://www.eurekasante.fr/medicaments/vidal-famille/
http://www.hippocratus.com/
http://www.ibiblio.org/
http://www.lepetitherboriste.net/plantes/centauree.html
http://www.medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/chiron.html
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez
http://pagesperso-orange.fr/kurdistannameh/culture/theriaque/thecompopage.htm
http://www.passerelleco.info/
http://plantes.sauvages.free.fr/pages_plantes/petite_centauree_commune_.htm
http://www.wikignole.be/wiki/La_fabrication_des_liqueurs_-_CHAPITRE_VI._-_Les_vins_aromatisés_et_hydromels
http://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_centaurée
Cours de chymie contenant la maniere de faire les operations qui font en ..., Nicolas Lémery, 1697
Démonstrations élémentaires de botanique [à l'usage de l'Ecole royale, François Rozier, Marc-Antoine-Louis Claret de La Tourrette, Jean-Emmanuel Gilibert, 1766
Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire d'histoire ..., Alphonse Chevallier, 1829
Dictionnaire des plantes médicinales du monde, Bernard Boullard, 2001
Dictionnaire des sciences naturelles, tome 7, 1817
Dictionarium medicum, Antonio de Nebrija, Avelina Carrera de la Red, 2001
Elémens de botanique ou méthode pour connaître les plantes, Pitton Tournefort, 1694
Encyclopédie méthodique, tome second, Lamarck, 1786
Flore forestière, tome 1, institut pour le développement forestier, 2005
Flore médicale belge, Armand Thielens, 1862
Guérir par les plantes, Henri Leclerc, 1954
Histoire des plantes, Rembert Dodoens, 1557
L’Herboristerie, manuel pratique de la santé par les plantes, Patrice de Bonneval, 2006
Le livre des bonnes herbes, Pierre Leutahi, 1996
Pharmacopée royale galénique et chymique, Moyse Charas, 1753
Pharmacopée universelle, contenant toutes les compositions de pharmacie qui ...Nicolas Lémery, 1764
Phytothérapie, traitement des maladies par les plantes, Jean Valnet, 1983
La Santé par les plantes, sélection du Reader’s digest, 2002
Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, Jacques Eustache de Sève, 1817
Saveur et vertus des plantes sauvages. Recettes et teintures, Germaine Cousin-Zermatten, Raymond Cousin, Jeanne Covillot 2003
Secrets d’une herboriste, Marie- Antoinette Mulot, 2002
Traité de phytothérapie clinique, Christian Duraffourd, Jean-Claude Lapraz 2002
Traité pratique de phytothérapie, Jean- Michel Morel, ed. Grancher, 2008
Traité des plantes médicinales indigènes, Antonin Bossu, 1854
Publié le 24/07/2009 à 20:08 par medicinalsherbs
Pour Lysimachia vulgaris L. subsp. vulgaris
N° nomenclatural BDNFF : 40591
Lysimachia capillaris Opiz
Lysimachia davurica Ledeb.
Lysimachia dittrichii Opiz
Lysimachia elata Salisb. [nom. illeg.]
Lysimachia konradii Seidl
Lysimachia lutea Bubani [nom. illeg.]
Lysimachia mixta Merino
Lysimachia paludosa Baumg.
Lysimachia tomentosa C.Presl
Lysimachia westphalica Weihe
♣ Etymologie :
Cette plante est nommée en latin lysimachia, du nom du roi Lysimachus, ainsi que dit Pline, ou bien comme mettant fin à une bataille (finir, apaiser un combat)
♣ Noms vernaculaires :
Casse – bosse
Chasse-bosse
Chasse-querelle des anglais
Corneille
Grande lysimaque
Herbe-aux-corneilles
Lis des teinturiers
Lysimachie
Lysimaque commune
Lysimaque vulgaire
Pêcher des prés
Pelle bosse
Perce-bosse
Souci d’eau
♣ Classification botanique :
Règne : Plantae
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Primulales
Famille : Primulaceae
Genre : Lysimachia
♣ Description botanique :
Tournefort (1694) : « La corneille est un genre de plante, dont les fleurs font des rosettes coupées en 5 ou 6 parties, et soutenu par un calice, du milieu duquel s’élève un pistil. Ce pistil s’emboîte dans un trou, qui est au centre de la fleur, et il devient lorsqu’elle est passée un fruit ordinairement sphérique. Ce fruit s’ouvre par la pointe en plusieurs parties, et il renferme dans sa cavité un placenta chargé de plusieurs semences »
Plante vivace de 40-150 cm ; hémicryptophyte stolonifère
Floraison : juin à août
Plante légèrement pubescente
Souche rampante émettant des stolons
Tige dressée, forte, un peu creuse, ramifiée
Grandes feuilles opposées ou verticillées (par 3 ou 5), à très court pétiole, oblongues- lancéolées, à nervures secondaires saillantes
Fleurs jaune d’or, en panicule pyramidale feuillée seulement à la base, portées par des pédicelles dressés
Calice à sépales ciliés lancéolés-aigus, à bords rougeâtres
Corolle glabre avec 5 pétales ovales
Capsules globuleuses égalant à peu près le calice
♣ Ecologie :
Espèce héliophile ou de demi-ombre
Humus : hydromull, hydromoder, ammoor ; sols plus ou moins riches en bases ; Ph basique à plus ou moins acide
Matériaux : argiles, limons (purs ou sableux), tourbe
Sols mouillés (pouvant présenter des variations d’humidité au cours de l’année)
Caractère indicateur : hygrophile
Bord des eaux (sources, rivières, tourbières, fossés), aulnaies, forêts ripicoles, roselières, mégaphorbiaies
Aulnaies, aulnaies- frênaies, roselières, prairies humides, mégaphorbiaies
♣ Histoire :
Le roi Lysimachus fut le premier qui inventa la Lysimachie ; Erasistrate en fait grand état
Dioscoride la décrit plus amplement
Selon Pline, la plante peut apaiser la fierté des animaux, et leurs querelles et inimitiés
Selon Galien, Lysimachie soude les ulcères, arrête les flux de sang, car en icelle la qualité astringente surmonte
Dodoens: la jaune est la vraie lysimaque…c’est celle que Matthiole met pour la première Lysimachie
Dodoens (1557) : « Elle est froide et sèche, et astringente ; le jus des feuilles arrête tout flux de sang, et la dysenterie prise par dedans, ou autrement appliquée par dehors »
Dalechamps (1615) : « les apothicaires en usent fort aux gargarismes, contre les vessies qui viennent sur les gencives, et aux inflammations ulcérées de la bouche »
De Meuve (1695) : « et Dioscoride dit que son suc est bon pour arrêter tout flux de sang, et même la dysenterie, soit en breuvage, ou en lavement. Son herbe étant mise en forme de pessaire arrête les mois qui fluent par excès, et sa fumée chasse les serpents, et tue les mouches »
Pour l’école royale(1766) : « on se sert communément de l’herbe en décoction, comme de la Consoude »
Joseph Roques (1809) : « les principes constituants ne paraissent pas indiquer de grandes vertus, malgré les succès qu’on lui a attribués dans le crachement de sang et la dysenterie ; on oppose aux aphtes ou petits ulcères qui surviennent à la bouche, sa décoction miellée et acidulée avec quelques gouttes de vinaigre ou d’esprit de soufre. Du reste, le genre Lysimachie n’est pas fécond en plantes médicinales… »
Bossu (1854) : elle était employée dans les mêmes cas que la Nummulaire : la diarrhée, la dyssenterie, la leucorhée, l’hémoptysie, le scorbut…
Thielens (1862) : « employée comme astringent et vulnéraire dans les fleurs blanches, la dyssenterie et les hémorragies »
1864,°Elle est inusité aujourd’hui…
♣ Drogue : Herbe, tant des feuilles que des fleurs
♣ Principes actifs :
Huile essentielle
Matières tannantes
quinoid pigments
Saponosides triterpéniques
♣ Propriétés pharmacologiques :
in vitro antifungal and cytotoxic activity of triterpene saponosides and quinoid pigments from Lysimachia vulgaris L.
PODOLAK I. ; ELAS M. ; CIESZKA K.
PTR. Phytotherapy research ISSN 0951-418X
Herbe légèrement astringente et amère
Expectorante
Mucilagineuse
Vulnéraire
♣ Indications thérapeutiques:
Bronchite, Toux
Diarrhées
Dysenterie
Fièvre
Hémorragies, Épistaxis
Scorbut (autrefois)
Extérieurement sur les ulcères, les hématomes à cause de ses propriétés astringentes
Contre les aphtes, en bain de bouche (décoction de 30g de feuilles et fleurs mélangées, pour un litre d’eau)
♣ Autres utilisations :
On l'appelle encore lis des teinturiers. C'est donc une plante tinctoriale: on obtient du jaune avec la plante entière, et du brun avec les parties souterraines. Elle est utilisée pour colorer la laine.
♣ Bibliographie :
http://erick.dronnet.free.fr/belles_fleurs_de_france/lysimachia_vulgaris.htm
http://www.florealpes.com/fiche_lysimaque.php
http://www.liberherbarum.com/Minor/FR/Pn0510.htm
http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/4.02/nn/75235/synthese
http://www.visoflora.com/guide-nature/Lysimaque_commune
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lysimaque_commune
Commentaires de Matthiole médecin senois, sur les six livres de Dioscoride, 1572
Démonstrations élémentaires de botanique [à l'usage de l'Ecole royale ...
Par François Rozier, Marc-Antoine-Louis Claret de La Tourrette, Jean-Emmanuel Gilibert, 1766
Dictionnaire pharmaceutique ou apparat de médecine, paharmacie et chymie, De Meuve, 1695
Dictionnaire des plantes médicinales du monde, Bernard Boullard , 2001
Elémens de botanique ou méthode pour connaître les plantes, Pitton Tournefort, 1694
Fleurs médicinales, Paul Fournier
Flore forestière, tome 2, institut pour le développement forestier, 2006
Flore médicale belge, Armand Thielens, 1862
Histoire des plantes, Rembert Dodoens, 1557
Histoire des plantes, Louis Figuier, 1865
Histoire générale des plantes, Jacques Dalechamps, 1615
Plantes usuelles, indigènes et exotiques, dessinées et coloriées d'après nature, Joseph Roques, 1809
Soignez votre bouche par les plantes, Henri Lamendin, Danielle Roux, 2007
Traité des plantes médicinales indigènes, Antonin Bossu, 1854
Publié le 19/06/2009 à 20:25 par medicinalsherbs
Synonymes : Dianthus vaginatus Chaix, Dianthus carpaticus Wol>l, Dianthus commutatus (Zapal>l.) Klokov, Dianthus sanguineus Vis, Dianthus leucophoeniceus (Dörfl. & Hayek) Tutin, Dianthus bukovinensis Klokov, Dianthus tenuifolius Schur, Dianthus atrorubens All., Dianthus giganteus d'Urv. subsp. italicus Tutin, Dianthus puberulus (Simonk.) A.Kern., Dianthus rogowiczii Kleopow, Dianthus velebiticus Borbás, Dianthus capillifrons (Borbás) H.Neumayer, Dianthus polonicus Zapal>l
Histoire : Plante symbolique de la Rédemption
- Dans le jardin médiéval, présent au jardin de Marie, afin d’orner l’autel…
- L’oeillet sauvage, ou oeillet des Chartreux, qui est d’un rouge carmin, apparaît souvent sur les images de la Vierge à l’Enfant (cf. Madone à l’oeillet : devant d’autel de l’église de Nes, Norvège XIV e s.). A la Renaissance, il représentait un gage d’amour lors de la conclusion des fiançailles. En France, l’oeillet rouge était l’emblème des royalistes avant de devenir celui du parti social-démocrate dans les pays germaniques.
Etymologie :
- Dios : dieu
- Anthos : fleur
- Œillet signifie "petit oeil"
Selon une légende, l'œillet serait né des larmes d'un berger dont la déesse Diane était amoureuse et qu'elle rendit aveugle dans un accès de colère.
- Chartreux : Dans les jardins de leurs monastères, les moines Chartreux en auraient planté en grand nombre et, entreraient dans la liqueur…
Noms vernaculaires :
- Herbe de Bon Dieu
- Oeil de perdrix
- Oeil des chartreux
- Cluster-head pink (anglais), Clusterhead (américain)
Classification botanique :
- Règne: Plantae
- Sous- Règne : Tracheobionta
- Superdivision : Spermatophyta
- Division: Magnoliophyta
- Classe: Magnoliopsida
- Classe: Caryophyllidae
- Ordre: Caryophyllales
- Famille: Caryophyllaceae
- Genre: Dianthus
- Espèce : carthusianorum
Description botanique :
- Plante jusqu'à 50cm de hauteur
- Floraison de Juin à Septembre
- Feuilles : opposées effilées et aiguës (étroites)
- Fleurs : terminales (1 à 2 fleurs en même temps à l'extrémité), généralement pourprées.
Calice 5- sépales soudées denté, muni de nombreuses nervures parallèles, tubuleux, muni de bractées brunes à la base.
Corolle 5 Pétales libres, longuement onguiculés, dentés au bout, ou crénelés.
Regardée de près, à la loupe, chaque fleur laisse apparaître de fins poils brillant posés sur la face des pétales
Androcée : 10 Étamines
Gynécée : à 2 styles, Ovaire uni- ovule.
- Fruit : Capsule cylindrique, déhiscente par 4-5 dents près du sommet.
Ecologie :
- Habitat : terrains secs jusqu'à 2500m (dans les prés secs et les côteaux bien exposés)
- Se contente d'un sol pauvre.
- Ne tolère pas de situation ombragée.
- Apprécie le voisinage de la Silène coronaire et du Compagnon rouge et blanc.
Drogue :
- Fleur (et Suc / Jus)
Principes actifs : /
Propriétés pharmacologiques :
- Substances calmantes et décongestionnantes
- En infusion, les pétales d'œillet sont des excitants
- En sirop, ils calment la toux
- Plus faiblement que Dianthus caryophyllus: Céphalique, Anti-spasmodique, nervosité
Indications thérapeutiques:
- Mal de dents
- Dermatoses, Brûlures
- Douleurs musculaires, Rhumatismes
- Fièvres, respiratoires
Posologie :
- Lotion (Yeux fatigués) : Préparer une infusion avec 50 gr d'oeillet des chartreux pour 1 litre d'eau. laisser reposer 15 minutes. Filtrer et laisser refroidir. Rincer les yeux avec la lotion 3 fois par jour.
- Liqueur des chartreux : Il n'entre pas moins de 130 plantes et épices différentes venues de nombreuses contrées dans les dosages qui se font à la poignée, comme autrefois, destinés à la macération avec l'alcool, avant distillation", Quel est le pourcentage de plantes aromatiques alpines, les petits oeillets rouges (Dianthus cartusianorum), absinthe, mélisse, bourgeons de sapin ?. La couleur de la chartreuse verte est-elle due à la chlorophylle ; le jaune est-il celui du safran ou du curcuma ? Nos questions resteront sans réponse…
L'histoire de l'ordre, à laquelle est intimement liée celle de la liqueur, est strictement codifiée. Il n'a pas d'autre doctrine spirituelle que le silence érémitique et la solitude et vit en quasi-autarcie. Les revenus de l'ordre, depuis la fin du XIXe siècle, sont assurés pour partie par la fabrication de la liqueur, dont deux moines seulement (le procureur et son adjoint) connaissent la recette secrète.
Sur le donateur initial du manuscrit en 1605, François Hannibal d'Estrées, futur maréchal de France, l'on apprend qu'il est un bienfaiteur de l'ordre. Il est aussi le frère aîné de Gabrielle d'Estrées, maîtresse d'Henri IV. Tallemant des Réaux le décrit comme "un homme dissolu et sans scrupule". D'où tient-il le fameux grimoire ? De Constantinople peut-être, avance Michel Steinmetz, auteur de Chartreuse. Histoire d'une liqueur (Glénat, 2006).
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
Noms vernaculaires : Clématite des haies, herbe aux gueux, Cheveux de Notre-Dame, cheveux de la bonne dame, Berceau de la Vierge, bois à fumer, Viorne des pauvres, Vigne blanche…
Christiane Amiel, « Entre bois et jardin »,
Clematis vitalba (Rolland, Flore I, p. 5), la très commune clématite des haies ou « herbe aux gueux » ainsi nommée car les mendiants l’utilisaient jadis « pour se faire venir des ulcérations aux bras et aux jambes, et par là exciter la commisération ». Ses feuilles qui, appliquées fraîches sur la peau, provoquaient des plaies spectaculaires mais faciles à guérir, servaient également à confectionner d’efficaces cautères. « Elle est vénéneuse, dans le Midi néanmoins on mange les jeunes pousses en guise d’asperges » (Barthès 1873, p. 56). Il ne s’agit pas là d’un acte téméraire, marginal, ni même paradoxal : « La cuisson dans l’eau fait perdre à ses jeunes pousses leur âcreté et dans quelques parties de l’Italie, principalement dans l’État de Gênes et dans la Toscane, les gens de la campagne les mangent après les avoir ainsi préparées » (Rolland, Flore I, p. 10).
Même si, une fois bouillies, ses tiges sont tout à fait inoffensives, leur connotation dangereuse première persiste qui pare la brûlante clématite, dite aussi « diable en haie » et « bois garou » (pp. 6-5), Mais la « vénéneuse » clématite utilisée à des fins thérapeutiques et alimentaires, semble, véritable, porteuse de pouvoirs « naturels » à la fois négatifs et positifs. Ainsi dans le Narbonnais elle est nommée flu de San Jan (Boisgontier 1981, c. 194), feu de Saint-Jean, par un terme qui évoque aussi bien les méfaits de la flamme dévorante que les facultés curatrices des herbes du solstice d’été. Cette dualité semble culminer chez Clematis flamula, variété toute proche de Clematis vitalba avec laquelle elle se confond d’ailleurs souvent sous les mêmes noms : « On la cultive aux environs d’Aigues-Mortes et on en donne les feuilles sèches aux bestiaux qui les mangent avidement tandis que la plante fraîche est un poison pour eux » (Rolland, Flore I, p. 13).
Autrefois, les enfants fumaient en cachettes ses tiges séchées. Cette pratique serait relatée dans le livre: "La guerre des boutons".
Elle servait de cordage ou de lien grossier ou utilisée pour la vannerie. Utilisée en horticulture pour couvrir les tonnelles.
♣ Etymologie :
- Clematis, mot dérivé du grec klêma : sarment, Allusion au caractère de liane de cette plante. Désignait chez les anciens plusieurs sortes de plantes grimpantes.
- Vitalba, du latin Vitis alba : vigne blanche. Elle grimpe dans les haies en s’accrochant, et la couleur désigne la touffe plumeuse caractéristique, d’un blanc argenté, perdurant jusqu’au début de printemps
Cette apparence plumeuse lui a valu le surnom de « Old Man’s Beard » (la barbe du vieil homme) et sa façon prolifique de pousser sur les haies au bord des routes et des chemins, celui de « Traveller’s Joy » (la joie du voyageur).
♣ Drogue : principalement la feuille
♣ Principes actifs :
protoanémonine (feuille fraîche et sève) dérivée d’ un glycoside, la ranunculine
anémonine (dilactone du cyclobutane-1,2-diol-1,2 acid diacrylique derive de la cyclodimérisation du protoanemonine)
hederagenine libre et acide oleanolique
vitalbosides F, G, and H
caulosaponin, caulosapogenin, stigmasterol glycoside, ceryl alcohol, myricylalcohol, beta-siterosterol, trimethylamine, beheinc-, caffeic-, chlorogenic- and melissic-acid, n-triacontane, n-nonacosane, ginnone, ginnol, and campesterol.
Graine: Proteines 15% et lipides 14%
♣ Propriétés pharmacologiques et toxiques : Toxicité atténuée par le séchage
- Jeune pousse : anti- mycosique
(Dipartimento di Biologia Vegetale e Biotecnologie Agroambientali, Sezione di Microbiologia Applicata, Universita Degli Studi di Perugia, Borgo XX Giugno, Perugia I-06100, Italy)
A broad activity against pathogenic yeast and yeast-like microorganisms was shown in crude extracts of young shoots of Clematis vitalba. MICs ranging from 1.4 to 12.3 microg/ml were observed. After fractionating with petroleum ether, ethyl acetate and methanol, antimycotic activity has been observed only in methanol fractions.
- Partie aérienne:
actions anti- inflammatoires puissantes ….et anti- pyrétique (Erdem Yesilada , Esra Küpeli)
Extracts obtained from the dried aerial parts of Clematis species are used as folk remedy worldwide for the treatment of various inflammatory ailments such as rheumatism and to reduce fever. In order to test the effectiveness of extracts, fractions and subfractions from dried Clematis vitalba L. (Ranunculaceae) aerial parts were studied on mice. Extracts are shown to have a potent effect on carrageenan-induced hind paw edema and acetic acid-induced increased vascular permeability models. Through bioassay-guided fractionation procedures a new C-glycosylflavon, 4'-O-coumaroyl-isovitexine (vitalboside) was isolated as the main active ingredient of the aerial parts. Vitalboside showed a potent and dose-dependent (in 75 and 150mg/kg does, per os) in vivo anti-inflammatory activity against acute (carrageenan-, serotonin- and PGE(2)-induced hind paw edema model, castor oil-induced diarrhea), subacute (subcutaneous air-pouch) and chronic (Freund's complete adjuvant-induced arthritis) models of inflammation. The same compound was also isolated as the main antinociceptive principle which was assessed by using the models based on the inhibition of p-benzoquinone-induced writhings, as well as antipyretic activity against Freund's complete adjuvant-induced increased body temperature. Acute and subchronic toxicity studies were also performed
- Feuille: analgésique, diurétique, rubéfiante…également caustique et vésicante : qui provoque des lésions sur la peau, ampoules et boursouflures
- Suc de la feuille : révulsif (propriétés irritantes)
- Toutes les parties de la plante : âcres, irritantes, rubéfiantes et vésicantes, révulsives
♣ Indications thérapeutiques :
Par voie interne, la plante est un poison…. Uniquement en usage externe et sous contrôle médical
- douleurs rhumatismales +++
- soins des varices et ulcères, plaies suppurantes +++
- Racine et tige en décoction : contre les démangeaisons
- Jus de la plante soulage crises migraineuses et maux de tête par voie nasale (mais âbime les muqueuses nasales)
en Homéopathie :
- traitement des rhumatismes et éruptions cutanées
- dans les cas de varices et ulcères variqueux
- Goitre, Basedow (Dr Bouachanh RASACHAK et Dr Phou ngeun SOUK) REPERTOIRE D'HOMÉOPATHIE TROPICALE
PULSATILLA
L’action générale est évidemment toxique. Elle est due à un hétéroside de lactose, le ranunculoside, qui se transforme par hydrolyse enzymatique en protoanémonine très instable, puis en anémonine. Cette dernière a une action antispasmodique, antimigraineuse, antinévralgique. La protoanémonine a une action antibactérienne et vésicante. Mais elle est instable, ce qui peut expliquer l’extrême variabilité des symptômes de PULSATILLA = humeur changeante, pleurs faciles, mais consolation rapide, douleurs erratiques, selles variables, etc... et règles irrégulières, le plus souvent en retard, intermittente (plus prononcées le jour). Lorsqu’elles sont insuffisantes, elles s’accompagnent de coliques, de douleurs abdominales et hépatiques, de nausées et vomissements. Et d’une hypersalivation pendant les règles, de douleurs dentaires avant et pendant les règles.
La congestion veineuse périphérique est un trait dominant de l’action toxique, qui explique l’indication de ce médicament lors de la première phase du mode réactionnel tuberculinique notamment dans les inflammations des muqueuses avec les caractéristiques et modalités bien connues. Ne pas oublier l’aggravation par la chaleur, surtout confinée, ou le rôle des boissons chaudes dans le déclenchement et l’aggravation des douleurs dentaires.
♣ Posologie : voie externe
- Rhumatismes, goutte, névralgie, coliques : Macération de clématite des haies, 200 g de feuilles fraîches coupées en lanières dans 1 litre d'alcool à 60°, pendant 8 jours, en remuant chaque jour, passer, conserver en flacon bouché; frictionner.
- Ulcère : Décoction de clématite des haies, 30 g de feuilles fraîches dans 1 litre d'eau, bouillir 5 mn.
♣ Fleur de Bach :
Un des 3 premiers remèdes découverts par Bach en 1928
Le caractère du patient sert de guide pour la prescription…c’est La fleur du tempérament rêveur
La Clématite est à recommander:
- aux personnes distraites qui n'écoutent absolument pas ce qu'on leur dit,
- aux individus qui sont toujours dans la lune et montrent un désintérêt total par rapport à la réalité,
- aux personnes qui, face à un problème rencontré, préférent nier la réalité pour s'abriter au sein du rêve,
- aux personnes toujours en quête d'un idéal qu'elles n'atteindront jamais car inaccessible,
- en cas d'évanouissement.
La méthode de fabrication solaire :
- Mettre dans un grand bol de verre transparent préalablement ébouillanté durant 5 minutes, 3 litres d’eau de source pure.
- D’une main, tenir le bol, de l’autre, cueillir les fleurs, non pollinisées, au moment de leur floraison maximale, une heure après le lever du soleil, avant 9 heures du matin, afin qu’elles tombent directement à la surface de l’eau. Il faut environ 200 à 300 grammes de fleurs afin de couvrir la surface de l’eau.
- Placez le bol au soleil, sans un nuage durant 3 heures (si le ciel est voilé plus de 3 minutes, il faut tout recommencer).
- Filtrez le liquide avec une étoffe en coton ou un filtre à café en le versant dans des bouteilles ambrées de 1 litre, préalablement ébouillantée durant 5 minutes, que vous remplissez à moitié. Complétez avec du cognac brandy à 40° afin d’obtenir environ 2 litres d’essence mère.
- Etiquetez : essence mère de… infusée le… et bouchonnez avec un bouchon de liège. La conservation doit se faire dans une pièce dont la température est comprise entre 12 et 18 degré à l’abri de la lumière.
- L’élixir est obtenu en versant 4 ml d’essence mère dans un litre de cognac brandy. L’élixir est donc du cognac pratiquement pur avec un soupçon d’un mélange d’alcool et d’eau.
La méthode par ébullition :
- Prendre une casserole en acier émaillé préalablement ébouillantée durant 5 minutes ou un pot en grès supportant l’ébullition préalablement ébouillanté durant 5 minutes.
- D’une main, tenir la casserole, de l’autre, prélevez les plantes afin qu’elles tombent directement dans la casserole et la remplir au ¾ avec les plantes. Ajoutez 3,5 litres d’eau de source (certains remplissent la casserole avec les fleurs et les tiges au ¾ et ajoute l’eau). Portez la casserole à ébullition doucement durant 30 minutes, sans son couvercle, si possible, le matin même, sur place, par jour de beau temps. Laissez ensuite reposer la décoction 2 heures (attendre le refroidissement complet).
- Filtrez le liquide avec une étoffe en coton en le versant dans des bouteilles ambrées de 1 litre, préalablement ébouillantée durant 5 minutes, que vous remplissez à moitié. Complétez avec du cognac brandy à 40° afin d’obtenir de l’essence mère.
- Étiquetez : essence mère de… décoction du… et bouchonnez avec un bouchon de liège. La conservation doit se faire dans une pièce dont la température est comprise entre 12 et 18 degré à l’abri de la lumière.
- L’élixir est obtenu en versant 4 ml d’essence mère dans un litre de cognac brandy.
Autre méthode de fabrication d’un élixir floral par infusion solaire
- Mettre dans un grand bol de verre transparent préalablement ébouillanté durant 5 minutes, une petite quantité d’eau de source pure.
- D’une main, tenir le bol, de l’autre, cueillir les fleurs, un jour fleur ou quelques jours avant la pleine lune, au moment où la floraison est maximale, avant 10 heures du matin, afin qu’elles tombent directement à la surface de l’eau. Il faut couvrir la surface de l’eau avec les fleurs cueillies.
- Placez le bol au soleil, sans un nuage durant 1,5 heures (si le ciel est voilé plus de 3 minutes, il faut tout recommencer).
- Filtrez le liquide avec un filtre à café en le versant dans une bouteille de vin teintée préalablement ébouillantée durant 5 minutes, que vous remplissez à moitié. Complétez avec du cognac biologique à 40° ou avec un alcool de fruit à 40° afin d’obtenir de l’essence mère.
- Étiquetez : essence mère de… infusée le… et bouchonnez avec un bouchon de liège. La conservation doit se faire dans une cave à l’abri de la lumière.
- L’élixir est obtenu en versant 4 ml d’essence mère dans ¼ de litre de cognac biologique à 40 ° complété par ¾ de litre d’eau de source.
Évitez les alcools de fruits à noyau et sachez que l’alcool stoppe l’évolution de l’infusion et permet une conservation durant plusieurs années.
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
La fleur du cornouiller (dogwood), est le symbole de la Colombie-Britannique
Le genre du cornouiller comprend lui-même trente espèces dont deux vivent en France : le cornouiller mâle et le cornouiller sanguin. Le qualificatif de mâle lui est accordé en raison de son bois plus dur, par opposition au cornouiller sanguin qualifié de femelle.
Dicton quercynois « Quand lo cornièr floris, la prima es en camin ».
Lorsque fleurit lecornouiller mâle, dit aussi "mimosa du causse", le printemps arrive
La culture de cet arbre est tombée en désuétude ; autrefois, il faisait partie du verger médiéval.
Ces fruits furent appréciés aux siècles précédents comme l’illustre la description de la Nouvelle maison rustique (1771) de Louis Liger
Il existe une légende sur l'arbre de cornouiller qui aurait été employé pour faire la croix du Christ…
In Jesus' time, the dogwood grew
To a stately size and a lovely hue.
'Twas strong & firm it's branches interwoven
For the cross of Christ its timbers were chosen.
Seeing the distress at this use of their wood
Christ made a promise which still holds good:
"Never again shall the dogwood grow
Large enough to be used so
Slender & twisted, it shall be
With blossoms like the cross for all to see.
As blood stains the petals marked in brown
The blossom's center wears a thorny crown.
All who see it will remember me
Crucified on a cross from the dogwood tree.
Cherished and protected this tree shall be
A reminder to all of my agony."
♣ Noms vernaculaires :
Cornouiller mâle, Corbier, Cormier, Cornier
Dans certaines régions françaises, elles sont familièrement appelées "couilles de Suisses".
En anglais : Corneliancherry Dogwood
♣ Etymologie :
Racine indo-européen ; sans doute de la racine *ker- / kor- qui désigne un objet dur ; cf. lat. cornu « corne ».
n. f. XIIIe siècle, cornolle. Du bas latin cornucula, dérivé de cornum (voir Corne II).Fruit du cornouiller (on a dit aussi Corne).
n. m. XIVe siècle, corgnollier. Dérivé de cornolle (voir Cornouille).
♣ Drogue : Son fruit appelé cornouille (dans l’Est), Corne (Normandie), Cuerne (Midi), cornille ou courgelle
Les fruits sont des drupes formées dès le mois de mai, longues de 10 à 15 mm et rouges à maturité
A ne pas confondre avec Cornus sanguinea qui sont amers et purgatifs
♣ Principes actifs :
Eau : 77g/ 100g
Calories : 80 Kcal/ 100g
Protides : 0,4g/100g
Lipides : 0,1g/100g
Glucides : 22g/100g
Calcium : 54 mg/100g
Fer : 1 mg/100g
Vitamine A : 162 UI/100g
Vitamine B1 : 0,04 mg/100g
Vitamine B2 : 0,05 mg/100g
Vitamine PP : 0,3 mg/100g
Vitamine C : 62 mg/100g +++
♣ Propriétés pharmacologiques :
Anti- Oxydant
In present study, water extract of cornelian cherry (Comus mas L.) (WECM) was studied for antioxidant properties. The antioxidant properties of WECM were evaluated using different antioxidant tests, including reducing power, free radical scavenging, superoxide anion radical scavenging, hydrogen peroxide scavenging, and metal chelating activities. These properties may be the major reason for the inhibition of lipid peroxidation. The concentration of 20, 40 and 60 μg ml[-1] of WECM showed 75.8, 93.4 and 97.5% inhibition on peroxidation of linoleic acid emulsion, respectively. On the other hand, 60 μg ml[-1] of standard antioxidants such as BHA, BHT and α-tocopherol exhibited 96.5, 99.2 and 61.1% inhibition on peroxidation of linoleic acid emulsion, respectively. In addition, the WECM had effective reducing power, free radical scavenging, superoxide anion radical scavenging, hydrogen peroxide scavenging, and metal chelating activities at the same concentrations (20, 40, and 60 μg ml[-1]). Those various antioxidant activities were compared to reference antioxidants such as butylated hydroxyanisole (BHA), butylated hydroxytoluene (BHT) and α-tocopherol. In addition, total phenolic compounds in the WECM were determined as gallic acid equivalent.
Budapest, HONGRIE (1976)
Anti- diarrhéique (Fortement astringent)
♣ Indications thérapeutiques:
Depuis l’Antiquité, très populaires dans la lutte contre les « flux » indésirables : diarrhées, dysenterie ou, pour les femmes, ménorragie
♣ Alimentation :
Dans les pays d’origine de l’arbre (Turquie, Caucase), les cornouilles sont séchées au soleil puis broyées en une poudre appelée sumah qui relève les soupes, les sauces et les poissons
Dès le mois de septembre, on prépare des jus, des sirops, des liqueurs et des confitures avec ces fruits
Elles peuvent également être fermentées pour donner un vin de cornouilles
Les cornouilles ont une saveur acidulée,et peuvent être consommées fraîches, ou rentrer dans la préparation de marmalades ou de boissons alcoolisées, par exemple. Lorsque les cornouilles sont très mûres, leur pulpe devient sucrée et très parfumée, et rappelle la saveur de la cerise.
Avant complète maturité, les cornouilles sont acides. On les mettait à lacto- fermenter dans la saumure, à la façon des olives.
Il faut prendre garde en les cueillant qu’elles ne soient pas trop vertes, mais qu’elles approchent de leur maturité ; et on les laisse un jour ou deux à l’ombre avant de les employer
Recette d'un Chutney
1kg de fruits de cornouiller
1 litre de vin rouge
du sucre gélifiant (poids égal à la quantité de jus)
1c à s de poudre de gingembre
1/2 c. à t. de poudre de fleurs de muscade
1c à s de zeste d'orange coupé en julienne
2c à s de zeste citron en julienne
Portez à ébullition les fruits et le vin. Ecrasez les fruits et les passer à travers une passoire. Recueillez le jus et ajoutez le même poids de sucre gélifiant. Ajoutez le gingembre, la muscade et les zestes. Cuire le tout comme une gelée, remplir les verres et fermer hermétiquement. Ce Chutney est délicieux, il accompagne très bien le pot au feu, la viande froide ou le gibier.
Confiture de courgelles :
Début octobre lancez-vous dans une confiture de courgelles (elles ne peuvent se consommer que mûres voire plus .... Avant la pleine maturité, attention leur saveur est très amère!)
Ramasser beaucoup de fruits après les premières gelées, les laver, couper les extrémités, fendre en deux dans le sens de la longueur, retirer le noyau, laver une seconde fois.
Mettre les fruits à macérer 5 jours dans du vin blanc (bien recouvrir les fruits avec le vin), remuer chaque jour.
Faire cuire 15 mn dans une bassine, ajouter au moins ¸ litre d'eau bouillante par livre de fruit, laisser cuire à nouveau 15 mn. Passer au moulin à légumes, peser, ajouter 2/3 de sucre, mélanger, amener à ébullition et laisser cuire 5 à 10 mn. Mettre en pots, et couvrir à chaud avec du papier cellophane. Quelques semaines plus tard, servez aux gourmands !
Gelée de cornouilles
Ramasser les cornouilles (fruits du cornouiller mâle, Cornus mas L.) lorsqu'elles sont bien mûres et molles (couleur pourpre foncé pour les variétés à fruits rouges; couleur jaune foncé pour les variétés à fruits jaunes, mais avant qu'elles ne tournent au jaune blanchâtre, signe de surmaturité). Pour accélérer la récolte, on peut secouer légèrement l'arbuste afin que les fruits chutent au sol. Si on est obligé de les récolter avant complète maturité, on peut laisser évoluer les fruits à température ambiante de la maison car ils continuent à mûrir hors de la plante.
Mettre les cornouilles dans une casserole. Ajouter un peu d'eau. Porter à ébullition pour faire crever les fruits. Laisser tiédir. Mettre dans une passoire à gros trous et écraser à la main pour recueillir un jus épais. Récupérer ce qui reste dans la passoire, le remettre dans la casserole avec un peu d'eau et renouveler l'opération. On peut recommencer une troisième fois. Ce procédé permet de récupérer le jus et une partie de la pulpe sans trop de difficultés car la chair adhère fortement au noyau. Porter à ébullition un kilo de cette purée, ajouter un sachet de pectine et cuire trois minutes. Ajouter 900 grammes de sucre, bien remuer, attendre la reprise de l'ébullition et cuire à nouveau trois minutes sans cesser de remuer. Mettre en pots ébouillantés et séchés. Fermer et laisser les pots retournés sur le couvercle une dizaine de minutes. Ceci afin de prévenir la formation de moisissures. La gelée de cornouilles est légèrement acidulée. Elle s'accorde particulièrement bien avec les pommes cuites au four. Suggestion de présentation : Au moment de servir, remplir de gelée de cornouilles le centre évidé des pommes, en faisant déborder largement.
Caramels Mous Acidulés :
Préparation : 25 min
500 g de sucre en poudre,
500 g de crème épaisse,
1 cuillère à soupe de sirop de glucose,
50 g de poudre de cacao,
200 g de gelée de cornouille
1 Dans un poêlon en cuivre ou une casserole en fonte, faites cuire le sucre avec la crème, le glucose et le cacao, tout en remuant à l'aide d'une cuillère en bois.
2 Lorsque le tout est cuit au grand boulé et que la température est d'environ 130 °C, étalez la moitié de la préparation sur un marbre huilé en une couche d'au moins 0,5 cm d'épaisseur.
Nappez de confiture de cornouille et couvrez le tout avec le reste de pâte à caramel.
3 Une fois le Caramel entièrement refroidi, coupez de petits carrés et enveloppez-les de papillotes.
Tarte D'hiver Meringuée Amandine :
Préparation : 40 min
Pour 8 personnes : Pour la pâte,
250 g de farine,
75 g de sucre glace,
125 g de beurre,
1 ouf entier,
Pour la crème,
50 cl de lait entier,
1 gousse de vanille,
4 oufs,
50 g de sucre Semoule
50 g de farine,
100 g de poudre d'amande,
1 noix de beurre,
100 g de gelée de cornouille,
50 g de sucre glace
1 Préchauffez le four à 180 oC.
Préparez la pâte.
Ajoutez à la farine le sucre et le beurre coupé en morceaux.
Mélangez rapidement du bout des doigts, puis creusez en puits, ajoutez l'ouf, 1 cuillère à soupe d'eau, et pétrissez rapidement sans trop insister.
Roulez en boule et laissez reposer pendant 15 minutes.
Avec le doigt trempé pour que la pâte ne colle pas, étalez cette pâte sur un moule à tarte à bord haut en laissant dépasser une courte collerette sur le bord.
Piquez le fond avec une fourchette.
2 Préparez la crème.
Dans une casserole, faites bouillir le lait avec la gousse de vanille.
Dans un bol, battez les 4 jaunes d'oufs avec le sucre en poudre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Puis incorporez petit à petit la farine tout en mélangeant soigneusement.
Versez dans la casserole contenant le lait et faites cuire à tout petit feu en tournant à l'aide d'une cuillère en bois.
Retirez la gousse de vanille et, lorsque le mélange est encore chaud, ajoutez hors du feu la poudre d'amande et la noix de beurre.
3 Étalez la crème aux amandes sur la pâte et faites cuire au four à 180 oC pendant 30 minutes.
Sortez la tarte du four, laissez-la tiédir, puis lissez sur la crème cuite la gelée de cornouille.
4 Battez en neige ferme les 4 blancs d'oufs.
À mi-temps, ajoutez le sucre glace en pluie pour obtenir une masse lisse et brillante.
5 Constituez à l'aide d'une cuillère à soupe des quenelles de blancs, et disposez-les sur tout le dessus de la tarte en les faisant se chevaucher.
Passez la tarte sous le gril du four pour colorer cette meringue.
♣ Autres débouchés :
Le cornouiller, outre sa floraison précoce très décorative, est adapté à la re-création de haies de bocage, essentielles dans l'écosystème. Très résistant, il supporte des températures pouvant descendre jusqu'à -25. Ses fleurs et ses fruits nourrissent aussi bien les abeilles que les oiseaux ... Malheureusement, sa culture est travail de longue haleine, il faut attendre 20 ans pour que les jeunes plants donnent des fruits! (On multiplie généralement les cornouillers par boutures, marcotte ou séparation de rejet. Le semis est également possible).
bon fixateur de berges car il possède un profond enracinement
cet arbre a servi à la confection des armes : javelots, flèches, pics
Le bois dur et d’un bel aspect après polissage, était autrefois utilisé pour la fabrication des barreaux d’échelle, de dents d’engrenage, le tournage, la fabrication des rabots et des roues de moulins
Leur écorce qui contient 7 à 16% de matières tannantes servait au tannage des peaux et à la réalisation d’une teinture pour les lainages et la soie
Plus tardivement, la manchisterie traditionnelle exploitera également les qualités de ce bois rond, des manches d'outils (bois homogène et de densité élevé)
Excellent bois de chauffage et un très bon charbon de bois.
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
L’usage du vératre est ancestral, millénaire et empirique.
Depuis le Vème siècle avant Jésus-Christ comme purgatif, vomitif et remède des "fous".
Dans l'Antiquité, la plante a joué un grand rôle parmi les poisons de flèches, utilisé seul ou en association avec d'autres plantes dangereuses. Les Gaulois exprimaient le suc pour y tremper leurs flèches (d’où le nom Venenum Cervarium, Poison des Cerfs). Au Moyen age, on l’appela Herbe aux Arbalétriers…
Au Moyen-Age, l'Hellébore est également utilisé contre la folie : cet usage va d'ailleurs perdurer jusqu'au XIX°.
La plante entre également dans la composition de l'hière d'hellébore, toni-purgative, d'où son emploi dans le régime des blessés, en particulier par Guy de Chauliac
On se souvient, chez La Fontaine, de la recommandation faite par le lièvre à la tortue :
Ma commère, il faut vous purger - Avec quatre grains d'ellébore.
Joseph Pelletier, 1788-1842, professeur à l'École de pharmacie, membre de l'Académie de médecine, puis de l'Académie des sciences réussit à extraire en 1819, la vératrine qu’il retire de la cévadille du Mexique et de l’hellébore blanc.
L'état major allemand refusa la proposition d'un pharmacien qui avait proposé l'emploi d'obus à la vératrine pendant la guerre de 1870. Ce complexe d'alcaloïdes est très vénéneux, irritant, curarisant, tétanisant. Il agit au niveau musculaire et l'intoxication se traduit par des brûlures à la bouche et à la gorge ainsi que par toute une série d'affections pouvant aller jusqu'à l'étouffement et un collapsus
Au début des années 50, les alcaloïdes du vératre figuraient parmi les premiers agents hypotenseurs en usage aux Etats-Unis. En France, ils furent recommandés par la Pharmacopée française jusqu’en 1982. Ils étaient utilisés dans le traitement de l’hypertension essentielle, rénale et maligne ainsi que dans le cas de l’hypertension gravidique. Ils sont tombés en désuétude à cause de leur marge thérapeutique étroite.
Ces alcaloïdes ont aussi été employés comme sternutatoires et entraient dans la composition de nombreuses poudres à éternuer. Cependant, plusieurs cas d’intoxication ayant été rapportés avec ces poudres, une formulation différente excluant la poudre de vératre a été imposée
♣ Noms vernaculaires : Hellebore Blanc, Vératre blanc, fausse gentiane, fausse hellébore, Varaire, Limeum
♣ Etymologie :
- Veratrum vient de la couleur du rhizome et veut dire "vraiment noir": vere atrum en latin
- Hellebore dérive du sémitique helibar ou helebar : remède contre la folie
♣ Drogue : Rhizome vivace, charnu, épais, noirâtre au dehors, blanchâtre à l’intérieur
♣ Principes actifs :
Alcaloïdes sous la forme de glycosides, aglycones ou d’esters variés de différents acides organiques que l’on peu
diviser en sept groupes, dont les deux premiers groupes les plus importants sont
- Les alcaloïdes du groupe de la jervamine et de la vératranine possédant un squelette stéroïdien (vératridine, vératramine, vératrosine, jervine, pseudojervine et isorubrijervine)
- Les alcaloïdes au squelette cévanine (cévadine, cévine, zygadénine, véracérine, germine, protovérine et leurs esters)
♣ Propriétés pharmacologiques : Action toxique directe sur le myocarde à haute dose.
- Effet émétisant (en teinture dans les obstructions du pharynx par corps étranger durant l’antiquité)
- Cathartique violent, Purgatif drastique
- hypotenseur
- bradycardisant à effet sédatif par augmentation du tonus du parasympathique (en rendant plus sensible la dépolarisation au niveau de ses terminaisons : sinus coronaires et ventricule gauche)
- augmente le tonus musculaire par action directe sur la fibre (La germine a été employée dans la myasthénie)
Electrocardiographic studies of patients with acute hellebore (Veratrum album) poisoning]
[Article in Bulgarian]
In 12 patients, 20 to 80 years of age, 6 men and 6 women, with acute hellebore (Veratrum album) intoxication the electrocardiographic changes were studied. In 10 of them a characteristic ECG pattern was found: sinus bradycardia 38-40/m, shortening of the interval PQ up to 0.12-0.08 s and QTc up to 0.36-0.32 s, slow intraventricular conduction--transitory right and incomplete left bundle-branch block, rhythm disorders--atrial and substitutional ventricular extrasystoles, nodal rhythm (I patient), disturbed ventricular repolarization--depression of ST-segment, low and (or) pointed T waves. The authors are of the opinion that the bradycardia is due to a reflexively increased vagal tonus but the other changes of the ECG are caused by the direct toxic action of the hellebore alkaloids on the myocardium. This suggestion is supported by the fact that atropine corrects the bradycardia but not the other pathological changes of the ECG. They are beneficially influenced by the fast elimination of the toxins and the application of cardiotropic means--atriphos, cocarboxylase, vitamins of the group B.
♣ Indications thérapeutiques :
- les Gaulois l’employaient contre les frissons de la fièvre, les étranglements, les assoupissements, les hoquets, les éternuements spasmodiques, l’épilepsie, la folie et la rage
- Souvent été ordonné dans les affections nerveuses, les coliques, les crampes, les névralgies, les maladies des reins puis, dans l'hypertensoin artérielle, la toxémie gravidique, l'insuffisance cardiaque
- Serait encore employé en substance en Médecine Vétérinaire. antiparasitaire externe (gale
En homéopathie (teinture mère) :
- Dr Hahnemann affirme que la racine de l’Hellebore blanc permet la cure d’un tiers des malades mentaux de façon douce et durable : contre syncopes, anxiété et asthénie qui alternent avec des états de surexcitation
- En présence de diarrhée et de vomissements, le Dr Jacques Boulet recommande de prendre pendant vingt-quatre heures (avant de consulter un professionnel) :
- Arsenicum album 15 CH, 5 granules à répéter toutes les deux heures si les douleurs sont brûlantes et en présence d'une grande fatigue.
- Veratrum album 15 CH, 5 granules à répéter toutes les heures en présence de malaises avec sueurs froides et chutes de tension.
- Dr. LATHOUD de Lyon affirme que un autre médicament homéopathique peut nous être d'une grande utilité Veratrum album : il est indiqué dans les indigestions violentes aux nausées et vomissements abondants, aggravés par les boissons (le malade a très soif surtout pour de l'eau froide qu'il vomit dès qu'elle est avalée) et le moindre mouvement, en même temps qu'il y a une diarrhée de selles aqueuses, copieuses évacués avec force, et suivies d'une grande prostration : ce dernier symptôme est très caractéristique en même temps qu'une sueur froide au visage qui est livide, aux traits tirés, sueur froide surtout abondante sur le front. Quelques doses de 5 globules de Veratrum Album 6 remettront tout en ordre.
- Immuno- stimulant
wart treatment consists of a perorally administrable mixture of liquid dilutions (degree of dilution D2 to D6) of known phytopreparations which individually and/or collectively exhibit an immunostimulating effect. Preferably, at least a content of (a) 0.5 to 2 parts by weight of Euphorbia cyparissias, degree of dilution D3 to D6; (b) 0.5 to 2 parts by weight of Clematis recta, degree of dilution D2 to D4; and (c) 0.5 to 2 parts by weight of Mezereum, degree of dilution D2 to D4 is provided. In addition, one or several component(s) of the following group may selectively be provided, viz. (d) Ranunculus, degree of dilution D2 to D4; (e) Veratrum album, degree of dilution D3 to D6; (f) Aconitum, degree of dilution D3 to D6; (g) Arnica, degree of dilution D2 to D4; (h) Atropa belladonna, degree of dilution D3 to D6; (i) Cinchona succiruba (China), degree of dilution D2 to D4; (k) Eucalyptus globulus, degree of dilution D2 to D4; (l) Lycopodium, degree of dilution D3 to D6; Nux vomica, degree of dilution D3 to D6; and (n) sulfur, degree of dilution D4 to D6. The treatment is effective by stimulating the endogenous immunodefense mechanisms, where in a controlled reaction against papillomaviruses is provoked
♣ Toxicité : plante fait partie du Tableau A
La plante est toxique dans son ensemble bien que les racines et le rhizome contiennent plus d’alcaloïdes (2 %) que les parties aériennes (0,5 % dans les feuilles).
La majorité des accidents sont dus à l'absorption des racines ou des rhizomes récoltés en automne par confusion avec celles de la gentiane dans la confection des apéritifs maison.
Action mortelle
Identification et dosage de la vératridine et de la cévadine par CLHP-SM dans deux cas mortels d'intoxication par Veratrum album - HPLC-MS determination of veratridine and cevadine in two fatal cases of Veratrum album poisoning
Laboratoire d'Expertises TOXLAB - PARIS – France
Doses létales : 2g de feuilles sèches pour un bovin ou un ovin, 1g de racine fraîche/kg PV chez le cheval
Organes cibles : coeur, tube digestif et système nerveux
Symptômes : prédominance des troubles cardiaques avec arythmie, pouls faible, ralenti et irrégulier ; on observe également des efforts de vomissements et des nausées accompagnés de ptyalisme, des coliques avec diarrhées, ainsi qu'une dyspnée et des troubles nerveux : paresthésie de la langue et des lèvres, incoordination, ataxie, spasmes puis décubitus et mort
Lésions : assez peu spécifiques, gastro-entérite essentiellement
Action cancérigène
Evaluation of potential carcinogenicity of steroidal alkaloids from Veratrum album L. by the DC polarography method.
Department of Experimental Therapy, Cancer Research Institute, Slovak Academy of Sciences, Bratislava.
The presented work is devoted to the study of polarographic reduction in the series of 13 alkaloids isolated from various parts of Veratrum album subsp. lobelianum. The used compounds were evaluated from the point of view of their potential carcinogenicity in anhydrous N,N-dimethylformamide (DMF) by the method of DC polarography. All compounds were reduced during an one two-electron irreversible step. Their potential carcinogenicity characterized by a parameter tg alpha value determined in the presence of alpha-lipoic acid ranged from the highest value 0.257 obtained for the solanidane skeleton containing rubijervine to the value 0.070 for jervine. The tg alpha value determined for rubijervine (0.257) is comparable with the tg alpha of naphto-(2',1',2,3)fluoranthene (0.270)-compound classified by IARC as possible carcinogen for human. The tg alpha values determined for other alkaloids were relatively low and they do not indicate any possible carcinogenic activity.
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
La plante était consommée autrefois, des racines aux jeunes pousses…
MAIS ELLE EST RECONNUE AUJOURD’HUI COMME TOXIQUE ET CANCERIGENE
Selon Dioscoride (40 – 90 après JC), elle constitue un aliment sain et agréable après l’avoir fait bouillir
Selon Linné (1707- 1778), elle a été de grande valeur, durant le siège de Samarie, par le roi de Syrie (Bible) « The fourth part of a cab of Dove’s Dung was sold for five pieces of silver »
- Autre espèce alimentaire +++ : Ornithogalum pyrenaicum
Ornithogale des Pyrénées, Asperge sauvage,des bois ou des Vignes, Aspergette beaucoup plus grande que la dame d’onze heures, avec un goût très éloigné du goût de l'asperge
♣ Nom vernaculaire :
Ornithogale en ombelle, Dame d'onze heures, Jacinthe du Pérou, épi-de-lait, Bulbine (antiquité),
Lis bâtard (1508, dessiné par léonard de Vinci)
En Anglais: Star-of-Bethlehem, Wonder flower, Dove's Dung, White Filde Onyon, Bath Asparagus
♣ Etymologie :
- du grec ornithos (= oiseau) et gala (= lait), peut-être en raison de la forme et de la blancheur des tépales de l'ornithogale en ombelle
- La dame de onze heures n'ouvre ses corolles blanches qu'avec le soleil, en fin de matinée, d'où son nom et, se referment au soir. Les fleurs s'épanouissent en avril- mai.
♣ Drogue : La plante entière est toxique, particulièrement son bulbe +++ et les fleurs
♣ Principes actifs :
- hétérosides cardiotoniques, alcaloïdes présents dans Digitalis purpurea and Digitalis lanata,
Nerium oleander, Thevetia peruviana, Convallaria majalis, Urginea maritima and Urginea
indica, Strophanthus gratus, Apocynum cannabimum, and Cheiranthus cheiri
convallatoxine: rhamnoside de strophanthidine (Kingsbury, 1964) très actif, mais qui semble très mal absorbé au niveau digestif.
Convalloside, Rhodexine A
- Cristaux d’oxalates de Calcium
- Saponosides qui ont un effet irritant au niveau du tube digestif
Cardenolides from Ornithogalum boucheanum
Ghannamy U, Kopp B, Robien W, Kubelka W.
Institut fur Pharmakognosie der Universitat Wien, Wahringerstr. 25, A-1090 Wien, Austria.
From leaves and bulbs of ORNITHOGALUM BOUCHEANUM (Kunth) Aschers. et Graebn. (Liliaceae), cardenolides were isolated by a combination of column and droplet counter-current chromatography. Their structure elucidation was performed mainly by means of (1)H-NMR, (13)C-NMR, EI-MS, and LD-MS studies as well as by acid and/or enzymatic hydrolysis of the glycosides followed by identification of genins and sugar moieties (TLC, GC). Eight cardenolides were identified as sarmentogenin-3- O-6'-deoxy-beta- D-allosido-beta- D-xylosido-alpha-L-rhamnoside, sarmentogenin-3- O-6'-deoxy-beta- D-allosido-beta- D-xylosido-beta- D-apioside, 15beta, 16alpha-dihydroxyuzarigenin-3- O-beta- D-digitoxosido-beta- D-xylosido-alpha- L-rhamnoside, sarmentogenin-3- O-beta- D-digitoxosido-beta- D-xylosido-beta- D-apioside, syriogenin-3- O-beta- D-digitoxosido-beta- D-xylosido-alpha- L-rhamnoside, sarmentogenin-3- O-alpha- L-rhamnosido-beta- D-apioside, uzarigenin-3- O-beta- D-digitoxosido-beta- D-xylosido-alpha- L-rhamnoside, and digitoxigenin-3- O-6'-deoxy-beta- D-allosido-beta- D-xyloside. This is the first report of the occurrence of 15beta, 16alpha-dihydroxyuzarigenin. The presence of three genins - syriogenin, uzarigenin, and digitoxigenin - in the genus ORNITHOGALUM is described for the first time. For cardenolides, not only the combination of three different monosaccharides in one glycoside is unusual, but, especially, the occurrence of apiose, which was not known for cardiac glycosides until now.
♣ Propriétés pharmacologiques :
à doses adaptées, publié par William Withering en 1785 avec Digitalis purpurea
tonicardiaque
- ralentie le rythme cardiaque
- augmente la pression artérielle
- renforce l'énergie de contraction systolique
- augmente l'excitabilité de la cellule musculaire cardiaque
- diurétique par irritation de l'épithélium rénal
- anti- leucémique
Laboratories of Cell Signaling and Bioorganic Chemistry, Faculty of Integrated Arts and Sciences, The University of Tokushima, Tokushima 770-8502, JAPON
Flow cytometric estimation of cytotoxic activity of rhodexin A isolated from Rhodea japonica in human leukemia K562 cells
The results indicate that rhodexin A exerts a potent inhibitory action on the growth of human leukemia K562 cells by inducing cell cycle arrest and apoptosis. Rhodexin A may also be a candidate for cancer treatment because there have been clinical reports of tumor regression in patients taking cardiac glycosides.
- Émétique (ancienne Egypte et empire romain)
♣ Indications thérapeutiques :
- traitement de maladies cardiaques
- anti- leucémique
- en homéopathie : ulcère gastrique (Dr. Sayeed Ahmad), également teinture de bulbes pour plusieurs cancers
- L'élixir floral (Fleur de Bach) constitue un bon remède contre les chocs émotionnels, la dépression nerveuse réactionnelle
Rescue Cream associe 6 fleurs de Bach : cherry plum, clematis, impatiens, rock rose, star of bethlehem et crab apple.
♣ Toxicité:
- les premiers signes sont l’irritation gastrique et intestinale avec nauseas, salivation, vomissements, diarrhées puis, des troubles de la fréquence et du rythme cardiaque et enfin, une arythmie mortelle
- des enfants se sont empoisonnés en consommant des fleurs ou des bulbes. Chez un adulte, l’ingestion de deux bulbes a provoqué une insuffisance respiratoire
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
Nom(s) commun(s) : Isatis, pastel des teinturiers, guède (guedde ou Guesde), herbe de saint Philippe, Herbe du Lauraguais, indigo français ou indigo des teinturiers
Nom botanique : Isatis tinctoria(latin & Grec), I. indigota, baphicacanthus cusia
Nom(s) anglais : Isatis, woad root, dyer's woad.
Nom chinois : Ban Lan Gen (racines), Da Quing Ye (feuilles)
Est-ce bien elle que César nomme Vitrum, en rapport avec les Bretons qui se couvrent d'un bleu extrait de cette plante pour effrayer leurs ennemis
Ex Britannis longe sunt humanissimi qui Cantium incolunt (quae regio est maritima omnis) neque multum a Gallica differunt consuetudine. Interiores plerique frumenta non serunt, sed lacte et carne vivunt pellibusque sunt vestiti. Omnes vero se Britanni vitro inficiunt, quod caeruleum efficit colorem, atque hoc horridiores sunt in pugna adspectu. C. Julius Caesar, De bello Gallico, 5, 14, 2
Les langues du Nord (notamment en Picardie) transformant le "g" guttural par "w" ont donné le germain waizda, d'où sortira le flamand waide, waisdre, l'allemand waidtes, puis waid, mais aussi le latin carolingien waisdo (voir Capitulaire de Villis), le hollandais weede, l'anglais woad, le bas-normand vouède (on trouve aussi wonède)
Désigné au Moyen Âge sous différents termes, comme wazaru, waisdre, waide ou, dans le Namurois, wesdre
Guède, autrefois « vouède » (picard: waide/ marchands picards " Waidiers " ) dérive d'une racine germanique qu'on retrouve dans Woad (Angleterre) – Waid, Färberwaid (en Allemagne) - Weit (vieux haut all), Weede (Hollande) - Geed, Blofierwer (Luxembourg) -Guado (Italie) - Guasto (Espagne) - Nilo (Pologne) - Ijenack (en Russie).
Il pourrait dériver d'une racine indo-européenne : "gheld" qui signifie briller, s'agissant surtout des matières jaunes (les fleurs de pastel le sont). Il peut aussi s'agir s"une ville de l'ancienne Rome, Gaudum, Gualdo, qui cultivait la guède de manière extensive. Dans tous les cas, l'antique forme a donné glastum, glastum herba, que l'on trouve chez les auteurs latins de l'antiquité, qui est à l'origine, sans doute, du toponyme anglo-saxon Glastonbury, "lieu de la Guède".On lit le nom de cette plante d'abord chez Démocrite, mais aussi chez Strabon, Pline…
Cambden, le chevalier Temple, & plusieurs autres, prétendent que la Grande - Bretagne tire son nom du mot brith, qui en langage breton signifie du pastel, parce que les anciens Bretons avoient coûtume de se peindre le corps avec le suc de cette plante, qui leur rendoit la peau bleue. Je ne crois pas que cette étymologie soit la véritable quoique le fait soit certain. Ces anciens peuples se faisoient dans la peau, comme font aujourd'hui les sauvages, des incisions qui représentoient des fleurs, des arbres, des animaux, ensuite en y faisant couler du jus de pastel, ils donnoient à ces figures une couleur bleue qui ne s'effaçoit jamais; c'est ce qui leur tenoit lieu de parure, & que Tertullien appelloit Britannorum stigmata.
Emprunté du grec isatis : « pastel »
Pastel vient du latin pasta, pâte (autrefois les feuilles étaient broyées dans les moulins à pastel et formaient une pâte ensuite fermentée et séchée) puis, peut-être des langues d'oc, pasteau, pastel (Languedoc), qui désigne un gâteau, un morceau de pâte, de même que pasta (provençal). Certains pensent que c'est plutôt du côté du latin qu'il faut chercher, avec pastellus, lui-même se rattachant à panis, pain, boule, motte...comme les cocaignes ?
Les femmes, en pays pastelier d'Occitan (Toulouse – Albi – Castelnaudary, appelé le " triangle bleu ") en faisait de petites boules de 10-15 cm de diamètre, qu'on appelle "cocaignes" ou "cocagnes", puis "coques" d'où le nom de "pays de Cocagne".
L'expression célèbre de "Pays de Cocagne" est liée aux "coques", étape ultime de traitement de la plante. Elle remonte au début du XIIIème et évoque déjà toute la richesse symbolisée par le pastel dans l'économie du Lauragais et de l'Albigeois où la plante fut cultivée et sa teinture commercialisée.
De l'Antiquité, ou les Egyptiens teignaient au Pastel, les bandelettes dont ils emmaillotaient leurs momies….jusqu’à 1744, ou le Pastel était présent dans la pharmacopée d’Edimbourg
♣ Drogue : Racine et feuille
♣ Principes actifs :
Graine : Huile extraite par première pression à froid (40%) contenant un bon équilibre d'omega 3 et d'omega 6
Acide myristique C14:0, Acide palmitique C16:0, Acide hexadecenoique C16:1, Acide heptadecanoique C17:0, Acide heptadecenoique C17:1, Acide stéarique C18:0, Acide oléique C18:1, Acide linoléique C18:2, Acide alpha linolénique C18:3, Acide icosanoique C20:0, Acide icosenoique C20:1, Acide docosanoique C22:0, Acide docosenoique C22:1, Acide tetracosanoique C24:1
Grâce aux données spectrales UV, de masse, de RMN [1]H et [13]C et parfois de RMN bidimensionnelle HMBC et HMQC, dix composés : deux acides phénols (acide protocatéchique et acide caféique) ; un flavonol (quercétine) ; deux C-glycosylflavones (isoscoparine et isoorientine) ; cinq glucosinolates (2-R-hydroxy-3-butényl glucosinolate ou progoitrine, 2-S-hydroxy-3-butényl glucosinolate ou épi-progoitrine, gluconapine, glucobrassicine et néoglucobrassicine). De plus, à partir d'un extrait méthanolique de graines, un nouveau glucosinolate indolique a été caractérisé. Il s'agit du 3-[2-(3-hydroxy-pent-4-énoate) de 3H-indolyl]méthyl glucosinolate, glucoisatisine.
Feuille
- Alkaloïd comme tryptanthrin ou indolin-2-one
- précurseurs d'indigo : isatan B et indican
- The leaf volatile constituents of Isatis tinctoria L. (Brassicaceae) have been studied by Solid-Phase Microextraction and Gas chromatography/Mass Spectrometry (SPME/GC-MS). Seventy components were fully characterized by mass spectra, linear retention indices, and injection of standards; the average composition (ppm) as single components and classes of substances is reported. Aliphatic hydrocarbons, acids, alcohols, aldehydes and esters, aromatic aldehydes, esters and ethers, furans, isothiocyanates and thiocyanates, sulfurated compounds, nitriles, terpenes and sesquiterpenes were identified. Leaf volatiles in Isatis tinctoria L. were characterized by a high amount of isothiocyanates which accounted for about 40 % of the total volatile fraction. Isothiocyanates are important and characteristic flavour compounds in Brassica vegetables and the cancer chemo-protective attributes are recently responsible for their growing interest.
Racine
The exceptionally high levels in woad (Isatis tinctoria L.) of three indolic goitrogens, namely glucobrassicin, neoglucobrassicin, and glucobrassicin-1-sulfonate, permit the facile study of their distribution in the plant and their changes during its development. Woad seeds contain as much as 0.23% fresh weight of glucobrassicin but no other indole glucosinolate, while 1-week-old seedlings also contain substantial amounts of neoglucobrassicin and glucobrassicin-1-sulfonate in their shoots whether grown in the light or dark. The sulfonate is not found in roots, and light depresses neoglucobrassicin levels in shoots. Sterile root cultures synthesize glucobrassicin and neoglucobrassicin, and significant quantities of these were even found to be excreted by the roots of intact sterile seedlings in culture.
♣ Propriétés pharmacologiques :
- Réguler le taux d'hydratation de la peau (AGE de l'huile de la graine)
- Activité antiradicalaire des fractions chloroformique, acétate d'éthyle, butanolique et aqueuse de l'extrait préparé à partir des fruits, a été étudiée. La fraction aqueuse est inactive alors que les fractions chloroformique et butanolique possèdent une faible activité. La fraction acétate d'éthyle s'est révélée être très antiradicalaire et la plus active des quatre fractions testées. L'activité semble être due à la présence de composés polyphénoliques.
- Anti-inflammatoire (Alkaloïd comme tryptanthrin ou indolin-2-one de la feuille), cicatrisante, guérir abcès et même arrêter les hémorragies…
- anti-infectieuse
Extract of the leaves of the indigo plant (Polygonum tinctorium Lour.) was examined for antimicrobial activity against oral pathogenic bacteria. The indigo plant extract at concentrations of 1.74–3.48 mg/ml inhibited the growth of oral cariogenic and periodontopathic bacteria. Tryptanthrin, one of the components of indigo plant extract, showed the strongest antimicrobial effect at doses ranging from 3.13–25 g/ml, indicating that this compound is one of the active ingredients. Furthermore, treatment of periodontopathic bacteria Porphyromonas gingivalis and Prevotella intermedia with the indigo plant extract for 3–8 h resulted in death of the bacteria in a dose-dependent manner, whereas Streptococcus mutans was not affected by the extract. Thus, for its antimicrobial and bactericidal effects on oral pathogens, indigo plant extract would provide useful material for preventing and treating periodontal diseases and dental caries.
- propriétés antibactériennes, antivirales, antiparasitaires (recherches in vitro et sur des humains effectuées en Chine, à partir d’extraits de racines)
- anti- cancerigène
Isothiocyanates are important and characteristic flavour compounds in Brassica vegetables and the cancer chemo-protective attributes are recently responsible for their growing interest.
- anti- leucémique
Chronic myelocytic leukaemia (CML) has customarily been treated with the traditional Chinese recipe Danggui Longhui Wan, a mixture of 11 herbal medicines 4. In 1966, the Institute of Haematology of the Chinese Academy of Medical Sciences embarked on the identification of the active factor of this complex mixture 2, 3, 4, 5. The activity was traced to one ingredient, Qing Dai (indigo naturalis), a dark blue powder prepared from the leaves of Baphicacanthus cusia (Acanthaceae), Polygonum tinctorium (Polygonaceae), Isatis indigotica (Brassicaceae), Indigofera suffrutticosa (Fabaceae) and Indigofera tinctoria (Fabaceae). This powder contained a high level of the blue dye indigo, but the antileukaemic activity was attributed to the red-coloured isomer of indigo, indirubin, a minor constituent of the mixture 6, 7, 8, 9, 10, 11. Indigo (also known as indigotin) and indirubin (isoindigotin or indigo red) are both derived, by oxidation and dimerization, from indoxyl and isatin, which are themselves liberated from colourless precursor conjugates, indican (from Indigofera and Polygonum species amongst others) or isatan B (from Isatis tinctoria) (refs 12 and see Supplementary Information ).
- Astringente, Résolutive
- Diurétique
- Emétique
- Purgative
♣ Indications thérapeutiques :
- remède anti-scorbutique
- contre la jaunisse, l’ictère et les maladies de la rate
- Angines, Grippe
- Rhumatisme, Sciatique, Goutte
- cicatriser les plaies (cataplasme de feuilles déjà au moyen- age) et les blessures
En médecine traditionnelle chinoise
- on emploie souvent les racines et les feuilles pour traiter la « chaleur toxique », c'est-à-dire les premières phases d'une infection pendant lesquelles la fièvre peut être très élevée et le malade se sent très mal. Les plantes médicinales servant au traitement de cet état étaient habituellement administrées pendant une courte période, et on a découvert des propriétés antivirales chez beaucoup d'entre elles.
- utilisé avec succès pour traiter l'hépatite B et l'herpès.
- en combinaison avec d'autres plantes pour traiter une foule de maux particulièrement l'encéphalite, les infections des voies respiratoires supérieures et la gastroentérite.
- pour traiter la méningite de type B, les infections des sinus chez les enfants, les infections des amygdales (amygdalite), les otites, la diphtérie, etc. Une formule contenant dix plantes, dont de la racine d'isatis, est populaire pour traiter la grippe à son premier stade (Yin Qiao Jie Du Pian).
- personnes vivant avec le VIH ?
- pour traiter certaines pneumonies, avec un regain de popularité en Asie à cause de l'épidémie de pneumonie atypique. Cependant, son efficacité reste incertaine à ce chapitre, puisqu'on n'a pas encore identifié de façon précise le virus qui cause cette maladie.
- combinaison de plantes utilisée pour traiter le cancer de la prostate (PC-SPES) qui a depuis été retirée du marché nord-américain pour cause d'adultération.
♣ Posologie :
- décoction dans du vin (guérir les affections de la rate)
- infusion de 27g fleurs séchées pour 1l d’eau bouillante – infuser 3 mn – prendre une tasse après les repas
(jaunisses, propriétés dépuratives et anti- scorbutiques)
♣ Plante tinctoriale :
Pour s'habiller, les européens du Moyen Age disposaient de tissus de fibres textiles, lin, chanvre, coton (Inde) et animales, laine des moutons peignée par la cardère, soie du ver à soie (Chine). Aux foires de Champagne, marchands italiens et drapiers flamands échangeaient étoffes de laine contre épices et draps de soie.
Le monopole chinois du ver à soie s'arrête vers le 6e et le 7e siècle. La soie est fabriquée au Moyen Age en Sicile et Andalousie arabe avant de se diffuser en Italie, puis en France. Lyon devient capitale de la soie au 17e siècle.
Pour teindre les tissus, on disposait de colorants d'origine végétale (pastel ou garance, lichens mais aussi oignon ou bouleau) et, plus coûteux, d'origine animale (kermès, sèche, murex).
La présence du bleu est un héritage "barbare", lié à l'habitude des Celtes et des Germains de teindre en bleu, en utilisant la guède, leur vêtement ordinaire et un certain nombre d'objets en cuir ou en peau. Jusqu’au XIIe siècle, il est quasiment absent de la cour, on ne le rencontre que chez les paysans et les personnes de basse condition. Il cesse d'être en Occident une couleur de second plan après l'an mil, et plus encore à partir du XIIe siècle. A partir du milieu du XIIIe siècle, dans tout l'Occident, la guède triomphe. Dans les étoffes et vêtements, les tons rouges reculent peu à peu au profit des bleus. Aux XIIIe et XIVe siècles, l'azur du roi de France va contribuer grandement à la vogue continue des tons bleus. A partir du milieu du XIVe siècle, le bleu entre en Occident dans une nouvelle phase de son histoire. Couleur promue, couleur mariale, couleur royale, il est désormais non seulement rival du rouge mais aussi du noir, dont la vogue dans le vêtement, à la fin du Moyen-Âge et au début de l'époque moderne, devient considérable. A la fin du Moyen-Âge, en France mais aussi en Allemagne et en Italie, le bleu est ainsi devenu la couleur des rois, des princes, des nobles et des patriciens ; la couleur emblématique et symbolique du pouvoir impérial restant le rouge.
13 nuances de bleu pastel ont été répertoriées au 17ème siècle par Colbert , du bleu naissant au bleu d’enfer, en passant par le bleu Alazado, Turquin et Fleur de Guesde.
les paysans récupéraient les fonds de cuves de pastel et peignaient en bleu : les charrettes, les charrues, les cornes des bœufs, les volets, portes et fenêtres, car cette peinture était répulsive aux moustiques et aux insectes
Garance des teinturiers (Rubia tinctorum L.) colorant rouge vif
Réséda ou gaude (Reseda luteola L.) : couleur vert-jaunâtre
Genêt des teinturiers (Genista tinctoria L.) jaune d'or intense
Solidage du Canada (Solidago canadensis L.) colorant jaune
Cosmos jaune (Cosmos sulphureus Cav.) chaude teinte orange
Coréopsis des teinturiers (Coreopsis tinctoria Nutt.) belle nuance orange
Sorgho des teinturiers, (Sorghum bicolor (L.) Moench.) source de nuances brunes
Bois de campêche (Haematoxylon campechianum L.) couleur noir-violet
Bois de brésil ou pernambouc (Caesalpinia echinata Lam.)
Québracho (Schinopsis lorentzii Engl.)
Gambier (Uncaria gambir Roxb.)
Châtaignier (Castanea sativa L.)
Indigo (Indigofera anil L.) bleu indigo
Vigne noir de cep de vigne carbonisé ou noir fumée, gris bleu très froid
♣ Production :
La culture de cette plante crucifère était pratiquée en Europe occidentale depuis une époque fort ancienne, ce dont témoigne par exemple le capitulaire de villis. Le pastel est apparu probablement au début du XIIème siècle, en provenance d'Espagne ou d'Orient. Il atteint son âge d'or en France, fin XVème et au XVIème, dans la période comprise entre 1463 et 1562 au moment des guerres de Religion.
Le pastel occitan était considéré, à juste titre, comme le meilleur d’Europe à la Renaissance. On en exportait annuellement au XVIème siècle, Age d’Or du Pastel, 40.000 à 60.000 tonnes à destination de Londres, Anvers, Hambourg, Rouen, Bilbao, Saint-Sébastien. Par ses retombées économiques, le Pastel forgea la légende du Pays de Cocagne, et sa richesse dans le triangle du bleu : Albi, Toulouse, Carcassonne
Effondrement du pastel
Après son essor, l'effondrement du pastel est très rapide :
- 1559 : récolte prometteuse
- 1558 : excellente récolte
- 1560 : elle promet de dépasser toutes les espérances
Cependant, en octobre 1560, le commerce pastelier toulousain s'effondre en raison de pratiques douteuses : les fonds de sacs des ballots de pastel sont mouillés pour en augmenter le poids, on mélange différentes qualités de produits payés au prix fort, en rajoutant du sable à l'agranat. La récolte de 1560 est certes abondante mais de qualité médiocre. Or, les prix sont maintenus, ce qui enfonce la crédibilité des marchands.
- 1561 : la récolte est encore plus abondante mais encore plus médiocre à cause des pluies de sorte que les cours s'effondrent. Certains marchands tentent de ne pas mettre toute la récolte sur un marché déjà saturé, mais ils ne sont pas suivis par les Albigeois.
- 1562 : c'est le début des guerres de Religion, avec dix jours forts en mai. Les circuits de commercialisation sont perturbés, les trafics interrompus, et le pastel est concurrencé par l'indigo dont la qualité est quasi équivalente mais la culture plus facile et son coût peu important
La disparition du pastel n'est pas complète, L'Albigeois continue de produire et connaît un certain nouvel essor, éphémère, dès la fin des Guerres de Religion. Mais la disparition du pastel semble irréversible :
- en 1669, on compte moins 100 moulins à pastel dans la région d'Albi.
- en 1701, malgré un règlement protégeant le pastel signé par le roi en 1699, on n'en trouve plus que 60.
Certains essaient de déjà préserver la tradition en la renouvelant : au XVIIIème siècle, on réussit à tirer du pastel une aussi bonne teinture que celle de l'indigo, en simplifiant la culture, mais les successeurs ne sauront pas la poursuivre.
Au début du XIXe siècle, Napoléon 1er créa "l'Ecole de Pastel" à Albi. Tous les soldats de l'Empire seront habillés en bleu de Pastel. Cependant la chute de l'Empire mettent fin à cette initiative en 1823
Le milieu du XIXe siècle lâche définitivement l'utilisation du Pastel, tout comme l'arrivée des colorants synthétiques au XXe siècle feront oublier la Garance et l'Indigo.
Publié le 31/01/2009 à 12:00 par medicinalsherbs
« C'est un ange qui, en frôlant la terre de son aile, l'a fait naître près de l'enfant Jésus »
« Le soir du 24 décembre, on sortait la rose de Noël, "wihnachtrose", de sa boîte. Il s'agissait d'une véritable rose, l'anastatica hierochuntica, cultivée en Palestine ou en Egypte. Cette fleur séchée et fermée se conservait dans une boîte pendant des années. On la disposait dans un vase, le soir de Noël avant de partir pour l'église. Au retour, si la rose était largement ouverte, le vin de l'année à venir serait un grand millésime et les récoltes abondantes. Cette tradition existe toujours aujourd'hui et l'on trouve encore des roses de Noël. »
Trois plantes issues de trois familles différentes portent le nom de rose de Jéricho. Mais la véritable rose de Jéricho est l’Anastatica hierochuntica…Les autres sont Asteriscus hierochuntica (syn. Pallenis hierochuntica) de la famille des asteraceae et, Selaginella lepidophylla de la famille des sélaginelles
♣ Noms vernaculaires :
- Rose de Jéricho, plante de la résurection, main de Marie…
- Noms Européens: True rose-of-Jericho, Childbirth, Hand of Mary, Hand of the vitgin, Rose of Jericho (anglais) , Rose von Jericho (allemand), Jerikorose (danois), Zmartwychwstanka jerychonska (polonais), Veerpallirohi (estonie)
- Noms arabes: KAFFAH, KAFF MARYAM ("Mary's hand"), BIRKAN, BARUKAN (Shammar tribe), JUMAY' FATIMAH ("Fatimah's fist," Rwala tribe), KAFF AL- 'ADHRA' ("Virgin's hand"), KAFN, QUFAY'AH ("Shriveled one", Qahtani tribe), QUNAYFIDHAH ("Little hedgehog," northern Arabia), "shagret Maryam"
♣ Etymologie :
- Rose de Jéricho : Son nom indique qu’elle a autrefois été rapportée de la Terre Sainte (Jéricho) comme symbole et curiosité par des pèlerins qui voyaient en elle une plante de la résurrection
- anastatica viendrait du latin anastasis, qui désigne la résurrection
- La plante possède la particularité de se recroqueviller en boule quand l'humidité est insuffisante & on la donnerait alors pour morte...quand elle est dans cet état, il arrive que sa tige soit cassée et que le haut de la plante soit emporté par le vent, roulant sur de longues distances & disséminant ainsi ses graines. dès que le degré hygrométrique de l'air est suffisant, elle déploie ses rameaux en étoile & se dépêche de fleurir. c'est à cette "renaissance" qu'elle doit son nom…
- quand elle est desséchée, la plante ressemble à un poing fermé, dont les doigts se déplient avec la pluie : à cause de cette forme & de sa capacité à renaître, les arabes l'appellent "kaff maryam"..."main de marie".
Marie évoque la douceur selon la population de Rabat-Salé ; sa présence favoriserait les accouchements, le bassin de la parturiente s’ouvrant comme s’ouvre la main de Marie dans une assiette d’eau.
♣ Drogue : fruit séché
♣ Principes actifs :
Glucoiberin, Kaempferol-3-Rhamnoglucoside, Kaempferol-7-Glucoside, Luteolin-7-Glucoside, Proline, Stachyose, Stigmasterol, Alanine, arginine, Aspartic-Acid, Beta-Sitosterol, Cholesterol, Choline, flavonoid, Fructose, Galactose, glucose, Methionine, Quercetin, raffinose, rutin, saccharose, Threonine
♣ Propriétés pharmacologiques :
- Hépatoprotectrice (anastatines)
New skeletal flavonoids, anastatins A and B, were isolated from the methanolic extract of an Egyptian medicinal herb, the whole plants of Anastatica hierochuntica. Their flavanone structures having a benzofuran moiety were determined on the basis of chemical and physicochemical evidence. Anastatins A and B were found to show hepatoprotective effects on D-galactosamine-induced cytotoxicity in primary cultured mouse hepatocytes and their activities were stronger than those of related flavonoids and commercial silybin.
Masayuki Yoshikawa , Fengming Xu , Toshio Morikawa , Kiyofumi Ninomiya , Hisashi Matsuda
- Hypoglycémiante
The increase in number of diabetic patients motivated scientists to find new methods to control such disease. In the present study, the action of water extract of a common medicinal plant (Anastatica hierochuntica) used in the Arabian Peninsula was studied on normal and Streptozotocin (STZ)-induced diabetic rats. Experimental groups included control rats orally administered distilled water; plant treated group received oral daily dose of the plant extract (12.5 mg/rat) for two weeks; diabetic untreated group intraperitoneally injected with STZ (60 mg/kg); and diabetic-plant treated group included STZ-diabetic rats received the daily oral dose of the plant extract for two weeks. Blood samples were collected for determination of blood glucose level and samples from pancreatic tissues were processed to paraffin blocks for histological and immunohistochemical studies. The diabetogenic effect of STZ was proven by significant elevation of blood glucose in STZ-treated rats. STZ also showed islet cell disintegration and destruction with the presence of hyaline masses and empty spaces invaded with inflammatory cells. However, administration of the plant extract induced a hypoglycemic effect in both normoglycemic and diabetic rats. It also caused significant improvement in tissue injury induced by STZ. Immunohistochemical studies showed intensive reduction of insulin-positive cells in islets of Langerhans after the onset of diabetes, while the plant extract stimulates the appearance of those cells in STZ-diabetic rats. However, glucagon-secreting cells were increased in untreated and plant-treated diabetic rats comparable to control rats. The results indicate the ability of the plant extract to improve the diabetogenic action of STZ.
Tarek R Rahmy, Department of Zoology, Faculty of Science, Suez Canal University, Egypt.
Mamdouh R El-Ridi, Department of Physiology, Faculty of Medicine, Menoufiya University, Egypt.
- Diurétique
♣ Indications thérapeutiques:
- rétention et infections urinaires
- stérilités feminine et masculine
- accouchement (?)
- diabète
- maladies d’origine hépatique
♣ Posologie : écraser le fruit et, le tremper dans l’eau, puis boire….